Le Syndicat autonome des travailleurs de l’IPRES (SATI) a dénoncé la gouvernance des institutions de prévoyance sociale et appelé à une application effective des réformes destinées, selon lui, à renforcer leur transparence et leur pérennité.
Dans une déclaration publiée le 22 septembre 2026, le SATI intervient alors que plusieurs centrales syndicales se mobilisent contre les nouveaux Codes du travail et de la sécurité sociale, adoptés par l’Assemblée nationale sénégalaise et promulgués le 3 septembre dernier.
Le syndicat estime que les nouvelles dispositions relatives à la gouvernance des institutions sociales répondent à plusieurs préoccupations exprimées depuis des années par les travailleurs de l’IPRES, notamment en matière de transparence, de contrôle des investissements et de redevabilité des administrateurs.
Le SATI affirme que les organisations de travailleurs de l’IPRES ont, depuis 2008, alerté sur certains investissements immobiliers et montages financiers qu’elles jugent insuffisamment encadrés. Il demande notamment un contrôle plus strict des décisions d’investissement afin de préserver les ressources de l’institution chargée de la gestion des retraites.
Le syndicat met également en cause le fonctionnement des conseils d’administration des institutions sociales. Il rappelle que leur gouvernance repose sur une représentation tripartite de l’Etat, des employeurs et des travailleurs et souligne le principe d’alternance à la présidence des conseils d’administration.
Sur ce point, le SATI affirme que la présidence du conseil d’administration de l’IPRES n’aurait pas connu l’alternance prévue par les règles de gouvernance depuis 2014. Il estime que cette situation aurait favorisé, selon ses termes, une concentration des pouvoirs au sein des institutions sociales.
Le syndicat dénonce également des recrutements et nominations qu’il qualifie de politiques ou de familiaux au sein de l’IPRES et de la Caisse de sécurité sociale (CSS), tout en appelant à un audit des principaux projets d’investissement engagés au cours des dernières années.
Concernant le nouveau Code de la sécurité sociale, le SATI considère que les dispositions consacrées à la gouvernance constituent une évolution vers davantage de contrôle et de performance. Il cite notamment les conventions d’objectifs et de gestion entre l’Etat et les conseils d’administration, ainsi que les contrats de performance destinés aux directeurs généraux.
Cette prise de position intervient dans un contexte de forte tension entre le gouvernement et plusieurs organisations syndicales, qui contestent certaines dispositions des nouveaux Codes du travail et de la sécurité sociale et ont annoncé une grève générale de trois jours en octobre.
Le SATI appelle, pour sa part, à la poursuite des réformes de gouvernance des institutions sociales, estimant que celles-ci doivent permettre de renforcer la transparence, la rigueur dans la gestion et la préservation des ressources destinées aux travailleurs et aux retraités.
TE/Sf/APA





