Le diagnostic biologique franchit un nouveau cap en Côte d’Ivoire. Un symposium de haut niveau a réuni, ce jeudi 9 avril 2026, à Abidjan, les acteurs du système de santé pour promouvoir la Chromatographie liquide à haute performance (HPLC), une solution de référence pour le suivi des maladies chroniques.
Comment améliorer la prise en charge de la drépanocytose et du diabète, deux « réalités silencieuses » qui pèsent lourdement sur les familles ivoiriennes ? La réponse réside dans la précision du diagnostic. C’est tout l’enjeu de la rencontre organisée par l’entreprise Nexxon Care, en partenariat avec le ministère ivoirien de la Santé, de l’hygiène publique et de la Couverture maladie universelle.
La technique HPLC s’impose aujourd’hui comme le standard international pour l’analyse des hémoglobinopathies et le suivi du diabète via l’hémoglobine glyquée (HbA1c), soutiennent les experts du secteur de la santé.
Pour Benjamin Chris Guissen, directeur général de Nexxon Care, l’urgence est d’agir : « Un diagnostic fiable et un suivi régulier sont essentiels pour préserver l’avenir de notre nation face à ces pathologies ».
Le symposium a été l’occasion de présenter une innovation majeure : le HPLC MQ 3000 – Medconn. Cette technologie, déjà déployée dans plusieurs établissements nationaux, permet une identification précise des anomalies de l’hémoglobine, garantissant ainsi un traitement mieux adapté aux patients.
Représentant le ministre de la Santé, Mamadou Samba, le directeur général de la Santé, a insisté sur l’importance de l’anticipation. Pour lui, l’intégration de tels dispositifs innovants permet d’identifier les facteurs de risque bien avant l’apparition de complications coûteuses et difficiles à gérer.
Il a salué l’engagement de Nexxon Care dans la modernisation du plateau technique ivoirien, tout en lançant un appel à la mobilisation générale : « Il nous faut bâtir un système sanitaire performant où la santé ne constitue plus un frein pour la population. »
Au-delà de l’équipement, les experts présents (médecins, pharmaciens, chercheurs et techniciens) ont souligné que la réussite de cette transition technologique repose sur trois piliers, notamment la formation continue des biologistes et cliniciens pour une maîtrise parfaite des outils.
Elle repose également sur l’harmonisation des pratiques diagnostiques sur l’ensemble du territoire et une collaboration renforcée entre les secteurs public et privé.
Le symposium s’est achevé par des sessions techniques sur les mécanismes de glycation de l’hémoglobine et des partages d’expériences, confirmant que l’innovation technologique est désormais le moteur de l’équité aux soins en Côte d’Ivoire.
AP/Sf/APA







