Initié en décembre 2021 au plus fort de la crise du Covid-19, le projet d’accord mondial sur les pandémies vise à combler les lacunes révélées par la pandémie en matière de coordination internationale et d’équité d’accès aux ressources sanitaires.
Les États membres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont achevé mercredi à Genève leurs négociations sur un projet d’accord mondial visant à renforcer la prévention et la réponse aux futures pandémies.
Ce texte historique, fruit d’un consensus international, sera soumis à l’Assemblée mondiale de la santé qui se tiendra à partir du 19 mai prochain pour adoption finale.
Après plus de trois ans de discussions intensives, treize séries de réunions officielles dont neuf prolongées, et de nombreuses négociations informelles, l’Organe intergouvernemental de négociation (OIN) a finalisé une proposition ambitieuse qui marque un tournant dans la coopération sanitaire mondiale.
« Les nations du monde entier ont marqué l’histoire aujourd’hui à Genève », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. « En parvenant à un consensus sur l’Accord sur la pandémie, elles ont non seulement mis en place un accord générationnel pour un monde plus sûr, mais elles ont également démontré que le multilatéralisme est bel et bien vivant », a-t-il ajouté.
Le projet d’accord comprend plusieurs avancées majeures, notamment la mise en place d’un système d’accès aux agents pathogènes et de partage des avantages, des mesures concrètes en matière de prévention selon l’approche « Une seule santé », le renforcement des capacités de recherche géographiquement diversifiées, et l’établissement d’une chaîne d’approvisionnement mondiale.
Precious Matsoso, coprésidente sud-africaine de l’OIN, s’est félicitée de ce rassemblement de pays « autour d’une proposition visant à accroître l’équité et à protéger les générations futures des souffrances subies pendant la pandémie de Covid-19. » Sa collègue française, l’ambassadrice Anne-Claire Amprou, a qualifié le texte d’« accord historique pour la sécurité sanitaire, l’équité et la solidarité internationale. »
Le document affirme clairement la souveraineté des États pour gérer les questions de santé publique au sein de leurs frontières. Il stipule expressément que l’OMS n’aura pas autorité pour imposer des mesures spécifiques comme des interdictions de voyage, des mandats de vaccination ou des confinements, répondant ainsi aux préoccupations soulevées durant les négociations.
Initié en décembre 2021 au plus fort de la crise du COVID-19, ce projet d’accord mondial vise à combler les lacunes révélées par la pandémie en matière de coordination internationale et d’équité d’accès aux ressources sanitaires.
La décision finale sur son adoption sera prise lors de l’Assemblée mondiale de la Santé qui débutera le 19 mai 2025, en vertu de l’article 19 de la Constitution de l’OMS.
ARD/te/Sf/APA







