Les partis réunis autour de la majorité affirment leur volonté de concilier la dynamique des réformes nationales avec les attentes d’une jeunesse dont la voix s’impose comme un acteur central de la scène politique marocaine.
Réunie autour du chef du gouvernement Aziz Akhannouch, la majorité composée du Rassemblement national des indépendants (RNI), du Parti authenticité et modernité (PAM) et de l’Istiqlal a insisté mardi sur son engagement à poursuivre les réformes sociales et à ouvrir le dialogue avec la jeunesse, dans la continuité des orientations royales.
Au terme de leur rencontre à Rabat, les trois partis ont affirmé leur alignement sur le dernier Discours du Trône, qui a mis en garde contre « un Maroc à deux vitesses » et rappelé la nécessité de faire du développement humain le socle des grands chantiers du Royaume. La majorité promet d’intégrer dès la loi de finances 2026 une nouvelle génération de programmes territoriaux visant à réduire les fractures sociales et régionales.
Cette déclaration intervient alors que la génération Z, centrée sur des priorités telles que la santé, l’éducation et l’emploi, occupe une place croissante dans le débat public. La majorité reconnaît « l’ampleur des dysfonctionnements accumulés dans le système de santé », mais met en avant les réformes en cours : création de groupements sanitaires territoriaux, modernisation des infrastructures hospitalières et recrutement accru de personnels médicaux.
Sur le front éducatif, la majorité a rappelé la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des recommandations du Nouveau modèle de développement (NMD), en particulier pour l’accès équitable à l’éducation et à la formation. Elle a salué l’initiative parlementaire d’auditionner le ministre de la Santé, soulignant que la réforme doit rester ouverte au débat national.
Les partis de la coalition ont également réaffirmé leur engagement en faveur de la généralisation de la protection sociale, de la création d’emplois via l’investissement public et privé, des programmes de logement et de l’autonomisation des jeunes, ainsi que de la lutte contre le stress hydrique. Ils insistent par ailleurs sur l’importance de la réforme judiciaire et du renforcement de l’État de droit.
En adoptant ce discours d’ouverture, la majorité cherche à conjuguer continuité des grands chantiers nationaux et réponse aux aspirations d’une jeunesse dont la mobilisation, numérique et sociale, s’impose de plus en plus dans le paysage politique marocain.
MK/Sf/APA







