La firme pharmaceutique AstraZeneca a lancé jeudi, à Abidjan, en partenariat avec le ministère de la Santé, l’expansion de son programme « Healthy Heart Africa (HHA) » en Côte d’Ivoire, avec pour objectif de renforcer le dépistage précoce et la prise en charge des Maladies rénales chroniques (MRC).
Le programme « Healthy Heart Africa (HHA) » a été lancé en 2014 en réponse au fardeau croissant des maladies cardiovasculaires en Afrique. Sa mission est d’appuyer les structures sanitaires locales en formant des agents de santé, en sensibilisant les populations et en facilitant l’accès au diagnostic.
Depuis son lancement, le programme s’est étendu à neuf pays africains dont la Côte d’Ivoire en 2021, et a permis 75 millions de dépistages de la pression artérielle et la formation de plus de 11 890 professionnels de la santé.
Entre septembre 2021 et août 2025, la première phase du programme « Healthy Heart Africa » en Côte d’Ivoire, a permis de dépister 4,3 millions de personnes, dont 892 661 cas de pression artérielle élevée.
Mis en œuvre sur 23 sites couvrant 23 régions, le programme entre désormais dans une seconde phase, qui inclura le dépistage des maladies rénales chroniques, ainsi que la prise en charge des patients souffrant d’hypertension et de diabète.
« Cette extension reflète notre engagement à renforcer la réponse de la Côte d’Ivoire aux maladies non transmissibles qui font désormais partie des principales causes de décès dans le pays », a souligné la directrice nationale d’AstraZeneca pour l’Afrique subsaharienne francophone, Adélaïde Ehouman-Aidara.
En remerciant ses partenaires, parmi lesquels le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture sanitaire universelle, la Plateforme des associations chrétiennes de santé en Afrique (ACHAP) et les Initiatives chrétiennes pour la promotion humaine (ICPH),
Mme Ehouman-Aidara a assuré que la firme pharmaceutique est « profondément engagée dans la lutte contre le fardeau des maladies non transmissibles » en Afrique et en Côte d’Ivoire, ajoutant qu’elle mettra à profit la force de sa science pour « proposer des traitements révolutionnaires contre l’hypertension, le diabète et les maladies rénales ».
« Notre engagement va au-delà des médicaments. Il inclut des outils basés sur des données, des solutions numériques et le renforcement des capacités afin de garantir que l’innovation se traduise par un impact réel sur le terrain », a-t-elle déclaré.
Pour sa part, le représentant du ministre ivoirien de la Santé, Dr Louis Bernard Ehui, a salué les acquis du programme « HHA », qu’il a qualifié « d’avancée majeure dans la lutte contre les maladies non transmissibles », responsables de 36% des décès en Côte d’Ivoire.
« Nous devons agir avec détermination, lucidité et responsabilité. Les chiffres sont sans appel et les conséquences humaines, sociales et économiques des maladies non transmissibles ne peuvent plus être ignorées. Il est temps de passer de la prise de conscience à l’action structurée et durable », a-t-il dit.
Poursuivant, il a enfin réaffirmé l’engagement du ministère de la Santé à soutenir le programme « HHA », en mobilisant les ressources humaines, techniques et financières, tout en intégrant ses actions dans les politiques nationales.
Dr Ehui a indiqué que le programme « Healthy Heart Africa » sera également intégré dans le Plan national de développement sanitaire 2026-2030. En outre, le ministère entend renforcer, dans la lutte contre les MRC, la coordination intersectorielle avec les collectivités locales, les ONG et les leaders communautaires.
AP/Sf/APA






