Le Nigéria et l’Ouganda affichent leur volonté de renforcer leurs échanges commerciaux et économiques à travers la relance de la Commission mixte permanente bilatérale, un cadre destiné à accélérer les investissements et la coopération sectorielle entre les deux pays.
Recevant mardi à Abuja une délégation ougandaise conduite par Odrek Rwabwoyo, conseiller principal du président ougandais chargé des exportations et de l’industrie, dans le cadre du renforcement de leur coopération bilatérale, le secrétaire du gouvernement fédéral du Nigéria, le sénateur George Akume, a insisté sur la nécessité de mieux exploiter les potentialités économiques du continent africain pour soutenir une croissance durable.
Il a rappelé que les réformes engagées par le gouvernement du président Bola Tinubu visent à stimuler l’investissement privé, améliorer l’environnement des affaires, développer les infrastructures et renforcer la compétitivité de l’économie nigériane.
Parmi les mesures mises en avant figurent la simplification du système fiscal, l’harmonisation des mécanismes de change et l’amélioration des infrastructures de transport, afin de faciliter les activités des entreprises et attirer davantage d’investissements.
Pour Abuja, la transformation des ressources naturelles africaines constitue un levier majeur d’industrialisation, de création d’emplois et de développement économique.
De son côté, Odrek Rwabwoyo a invité les investisseurs nigérians à explorer les opportunités offertes par l’Ouganda, notamment dans l’agro-industrie, le textile, les produits laitiers, le café, l’élevage et la transformation des ressources minières.
Le ministre d’État ougandais au Commerce, à l’Industrie et aux Coopératives, Bahati David, a plaidé pour l’approfondissement des relations bilatérales à travers la mise en place d’une Commission mixte permanente Nigéria-Ouganda.
Il a également appelé à faciliter la mobilité des citoyens africains, notamment par un assouplissement des procédures de visa pour les détenteurs de passeports officiels et diplomatiques.
Kampala souhaite par ailleurs renouveler plusieurs accords arrivés à échéance dans les secteurs de l’éducation et de la défense, tout en négociant de nouveaux instruments portant sur la protection des investissements et l’élimination de la double imposition.
Les deux parties ont enfin souligné le rôle stratégique de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) pour accroître les échanges intra-africains et réduire la dépendance du continent vis-à-vis des importations extérieures.
GIK/fss/te/Sf/APA







