L’Égypte et la Libye ont tenu au Caire un atelier conjoint consacré au développement des soins de santé primaires, mettant l’accent sur la transformation des services de proximité, le numérique et l’inclusion des populations vulnérables.
Le Caire a accueilli un atelier égypto-libyen dédié au développement des soins de santé primaires, réunissant des responsables sanitaires des deux pays autour de plusieurs axes stratégiques, dont la modernisation des services de base, la promotion de l’équité en santé et l’intégration de solutions numériques, selon un communiqué du ministère égyptien de la Santé publié le 26 décembre.
Une délégation du ministère de la Santé du Gouvernement d’unité nationale libyen a pris part à cette rencontre, aux côtés de responsables égyptiens, dont la vice-ministre de la Santé, Abla Al-Alfi. Cette dernière a indiqué que l’atelier s’inscrivait dans le cadre d’une coordination continue entre l’Égypte et la Libye, visant à faire face à des défis communs, notamment la hausse des accouchements par césarienne, à travers l’échange d’expériences et de bonnes pratiques.
Mme Al-Alfi a présenté l’expérience égyptienne en matière de réforme des soins de santé primaires, fondée sur la transformation globale d’environ 5 400 unités sanitaires à travers le pays. Selon elle, cette réforme a ciblé en priorité les zones les plus défavorisées, dans une logique de réduction des inégalités territoriales d’accès aux soins.
La responsable a également évoqué l’élaboration d’un manuel opérationnel unifié, destiné à être converti en application électronique afin de soutenir les standards de qualité et les processus d’accréditation des établissements de santé. Cette démarche s’inscrit dans la stratégie nationale de numérisation progressive du système de santé.
Face à la pénurie de médecins, l’Égypte a par ailleurs adopté une politique de délégation de tâches, permettant à d’autres professionnels de santé d’assumer certaines fonctions médicales. Dans le même esprit d’inclusion, Mme Al-Alfi a cité l’initiative « Nos invités », destinée à offrir des services de conseil familial aux réfugiés, intégrés dans le système de soins primaires.
L’atelier a également permis de mettre en avant l’initiative présidentielle dite des « Mille jours d’or », axée sur la santé maternelle et infantile. Selon la vice-ministre, ce programme a contribué à encourager l’accouchement naturel, à promouvoir l’espacement des grossesses et à améliorer la sensibilisation des femmes aux enjeux de santé reproductive.
En conclusion, Abla Al-Alfi a annoncé le lancement d’une plateforme numérique dédiée à l’analyse des données des services de santé. Cet outil vise à appuyer la prise de décision sur la base d’indicateurs fiables et à renforcer la durabilité de la transformation numérique des soins de santé primaires, un domaine que l’Égypte et la Libye entendent développer conjointement.
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