Près de 32 millions d’enfants à travers le monde vivent avec une déficience auditive invalidante, et près de 60 % de ces cas pourraient être évités grâce à des mesures de prévention et une prise en charge précoces, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Ce constat figure dans un nouveau rapport publié à l’occasion de la Journée mondiale de l’audition, célébrée chaque 3 mars. Intitulé « Déficience auditive chez l’enfant : marche à suivre pour agir dès maintenant ! », le document appelle à une action urgente pour protéger la santé auditive des plus jeunes.
L’OMS souligne que le dépistage précoce et un traitement rapide sont essentiels pour limiter les conséquences à long terme de la perte auditive sur le développement, la scolarité et les perspectives d’avenir des enfants.
Placée sous le thème « De la communauté à l’école : des soins auditifs pour chaque enfant », l’édition 2026 met en avant la nécessité d’intégrer les soins auditifs dans les programmes de santé scolaire et de santé de l’enfant. Selon l’organisation, l’introduction d’un dépistage systématique et d’interventions précoces dans les plans nationaux de santé scolaire améliorerait considérablement la situation des enfants concernés.
Parmi les causes fréquentes et évitables de perte auditive figurent notamment l’otite moyenne avec épanchement, l’otite moyenne chronique suppurée et les bouchons de cérumen, des affections courantes chez l’enfant.
L’OMS met également en garde contre le caractère souvent progressif et discret de la perte auditive, qui peut affecter la parole, le langage ainsi que le développement cognitif et social.
En l’absence de traitement adapté, ces troubles peuvent entraîner des difficultés scolaires, limiter les opportunités professionnelles futures et engendrer des désavantages économiques durables, prévient l’organisation.
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