La Banque africaine de développement (BAD) a accordé un prêt pouvant atteindre 15 millions de dollars à Biologicals and Vaccines Institute of South Africa (Biovac) pour soutenir la construction d’une nouvelle usine de fabrication de vaccins au Cap, en Afrique du Sud.
Le financement de 15 millions de dollars par la BAD, pour une nouvelle unité industrielle en Afrique du Sud, doit contribuer à porter la capacité annuelle de production de Biovac à 500 millions de doses de vaccins, soit près de trois fois sa capacité actuelle, et à créer environ 340 emplois, dont 43 % destinés aux femmes et 30 % aux jeunes.
La nouvelle installation, dont l’achèvement est prévu d’ici 2028, doit permettre à Biovac de devenir le premier fabricant africain à produire intégralement un vaccin oral contre le choléra. L’entreprise prévoit également de fabriquer localement des vaccins inactivés contre la poliomyélite, avant d’élargir progressivement sa production aux vaccins contre la pneumonie et la méningite.
L’accord intervient alors que l’Afrique reste fortement dépendante des importations de vaccins. Le continent importe actuellement plus de 99 % des vaccins qu’il utilise, alors même qu’il supporte une part importante de la charge mondiale des maladies évitables par la vaccination.
Face à cette dépendance, l’Union africaine ambitionne de porter à 60 % d’ici 2040 la part des vaccins produits localement. Le projet Biovac s’inscrit ainsi dans la stratégie visant à renforcer la souveraineté sanitaire et industrielle du continent.
Pour la BAD, l’investissement doit également favoriser le développement des chaînes de valeur pharmaceutiques régionales et renforcer les capacités africaines à répondre aux futures crises sanitaires. Biovac prévoit parallèlement d’intensifier la formation dans la fabrication des vaccins, le contrôle qualité et les sciences réglementaires, en collaboration avec des universités et centres de formation.
Le projet bénéficie du soutien d’un consortium d’institutions de financement du développement, notamment la Société financière internationale (SFI), ainsi que de partenaires internationaux engagés dans les transferts de technologies.
À terme, cette initiative doit contribuer à faire évoluer l’Afrique d’un continent largement importateur de vaccins vers un acteur capable de produire et d’exporter ses propres solutions de santé, tout en consolidant la place de l’Afrique du Sud comme pôle continental de fabrication pharmaceutique.
TE/Sf/APA







