La Côte d’Ivoire a bénéficié, en juin 2012, d’un allégement de sa dette de 2.502 milliards Fcfa de la part de la France, dans le cadre de l’Initiative PPTE renforcée, dont 600 milliards Fcfa en annulation sèche et 1902 milliards Fcfa convertis en Contrat de désendettement et de développement (C2D).
A ce jour, Paris et Abidjan ont scellé trois Contrats de désendettement et de développement. Le premier C2D, signé le 1er décembre 2012, est d’un montant de 413,25 milliards de Fcfa, engagés sur la période 2012-2015.
Le second C2D, signé le 3 décembre 2014, est doté d’un fonds de 737,95 milliards Fcfa, engagé sur la période 2014-2020. Le CD2 3, quant à lui, signé le 27 octobre 2021, est d’un montant de 750,77 milliards Fcfa, pour la période 2021-2025.
Le secrétariat technique du C2D, en lien avec l’Agence française de développement (AFD), organise du 7 au 11 avril 2025, à Abidjan, des ateliers d’examen de l’état d’exécution des Projets du C2D. Et ce, en vue de dresser le bilan et identifier les leviers d’amélioration.
Mme Suzanne Koukoui-Prada, conseillère Afrique à la direction générale du Trésor, du ministère de l’Economie et des finances, a, au nom de la délégation française, soulevé les questions centrales auxquelles la revue conjointe devrait apporter des réponses.
« Il s’agit en premier lieu de la bonne exécution des projets et programmes dans le délai (en dépit des contraintes), d’identifier les sources de retard et les ajustements à opérer », a indiqué Mme Suzanne Koukoui-Prada.
Elle a, évoqué en second lieu, plus spécifiquement, la question non résolue à ce jour, « des dépenses inéligibles relevées lors des projets de 2017 à 2021 ». Cette « dépense inéligible, évalué à 1,4 milliard Fcfa, devra être remboursée au titre des engagements de l’Etat ivoirien selon les contrats du C2D ».
En marge de la cérémonie d’ouverture de l’atelier, Mme Koukoui-Prada a expliqué que « les dépenses inéligibles sont les dépenses qui n’étaient pas prévues et qui finalement ont été faites, alors qu’elles ne figuraient pas dans la liste. »
Les trois C2D, estimés à 2,9 milliards d’euros, soit 1.902 milliards Fcfa, affectés au financement de projets et programmes de développement, ont été signés d’accord-parties. Cette revue générale et conjointe des projets du C2D intervient dans les dernières lignes droites du C2D 3 qui s’achève en 2025.
Karim Traoré, le directeur de cabinet du Premier ministre ivoirien, président du Comité technique bilatéral (CTB-C2D), a fait savoir que l’évaluation des projets du C2D se tient « dans un cadre budgétaire et programmatique » en cohérence avec le Programme national de développement (PND).
Procédant à l’ouverture des travaux, M. Moussa Sanogo, le ministre ivoirien du Patrimoine, du portefeuille de l’Etat et des entreprises publiques, a déclaré que le gouvernement est « satisfait » de l’impact des projets du C2D.
Les projets du C2D couvrent neuf secteurs de concentration (éducation, formation, emploi, santé, agriculture, environnement, eaux et forêts, développement urbain, assainissement, infrastructures de transport, justice, sécurité, gouvernance financière, aides budgétaires).
AP/Sf/APA







