Les Assises africaines du gouvernement ouvert (AAGO) se sont ouvertes ce mardi 5 mai à Rabat sous le thème « Vers une Afrique ouverte ».
Les Assises africaines du gouvernement ouvert sont un événement organisé par le ministère marocain de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, en partenariat avec l’Open Government Partnership et Expertise France – Groupe de l’Agence Française de Développement (AFD)-, dans le cadre du Programme d’appui aux gouvernements ouverts francophones (PAGOF).
Les Assises qui s’ouvrent ce 5 mai à Rabat constituent un moment stratégique pour le continent africain, a affirmé en ouverture la ministre marocaine de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni.
L’événement, qui vise à renforcer l’ancrage politique du gouvernement ouvert sur le continent africain, traduit une volonté collective de faire évoluer l’action publique vers davantage de transparence, d’efficacité et de proximité avec le citoyen, a-t-elle ajouté, soulignant que dans le contexte de l’Afrique qui avance avec détermination, la gouvernance ouverte s’impose comme un levier structurant incarnant les principes de la démocratie participative, et peut renforcer la légitimité de l’action publique, améliorer la performance des institutions et consolider le lien de confiance avec les citoyens.
Au Maroc, cette orientation s’inscrit dans une vision constante portée par le Roi Mohammed VI, plaçant le citoyen au centre des politiques publiques, valorisant la responsabilité institutionnelle et consacrant la participation comme principe fondamental de la gouvernance, a indiqué la ministre marocaine.
Le président de la Chambre des représentants, Rachid Talbi Alami, a, pour sa part, indiqué que ces Assises sont porteuses de plusieurs enjeux, qui constituent également les principes et valeurs de l’Open Government Partnership (OGP), dont l’ouverture, la transparence et la garantie de l’accès à l’information et de son exploitation, outre l’inclusion et la participation citoyenne.
« La dimension parlementaire est présente dans ces Assises, en tant qu’expression du rôle des institutions législatives dans la consolidation des valeurs et des principes du Partenariat pour des institutions ouvertes, tant en ce qui concerne l’adoption des législations y afférentes que le contrôle de l’action du gouvernement dans la mise en œuvre de ces principes, ainsi que l’évaluation des politiques publiques qui s’y rapportent », a-t-il dit.
De son côté, la ministre déléguée française chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, Éléonore Caroit s’est félicitée de l’engagement des pays membres de l’OGP, dont le Maroc, et des réformes entreprises pour garantir une gouvernance efficace, une société transparente et un accès juste aux services publics.
Elle a rappelé que depuis son adhésion à l’OGP en 2018, le Maroc a choisi d’adopter une loi ambitieuse sur le droit d’accès à l’information, tout en engageant une transformation numérique de son administration publique et en avançant sur la voie d’une régionalisation qui rapproche concrètement les décisions des citoyens.
Le directeur général du Partenariat pour un gouvernement ouvert, Aidan Eyakuze, a, pour sa part, souligné que la maturité croissante, la confiance et le leadership dont fait preuve l’Afrique la placent désormais au cœur du mouvement du gouvernement ouvert, contribuant activement à en façonner une nouvelle phase, ajoutant que cette dynamique renforce l’ancrage des réformes, favorise la confiance des citoyens et consolide la transparence, l’intégrité et la durabilité des politiques publiques.
La rencontre de trois jours connaît la participation de hauts représentants des administrations publiques, des institutions nationales et territoriales ainsi que des organisations de la société civile issues de plusieurs pays africains. Elle vise à mettre en lumière les réformes et initiatives concrètes engagées par les pays participants et promouvoir une approche intégrée et inclusive du gouvernement ouvert à l’ensemble des niveaux de gouvernance nationale et territoriale, ainsi qu’au sein des différents pouvoirs publics.
AK/Sf/APA







