Le gouvernement égyptien prévoit de solder dès le 10 juin les arriérés dus aux compagnies pétrolières internationales, dans un contexte de relance des investissements énergétiques.
L’Égypte entend régler l’ensemble des arriérés de paiement dus à ses partenaires étrangers dans le secteur pétrolier avant la date initialement prévue, a annoncé lundi le ministre du Pétrole et des Ressources minérales, Karim Badawi, lors d’une réunion de suivi présidée par le Premier ministre Mostafa Madbouly.
Selon le ministre, les autorités égyptiennes visent désormais un apurement complet des montants restants d’ici le 10 juin 2026, contre une échéance auparavant fixée au 30 juin. Cette accélération intervient alors que Le Caire cherche à restaurer durablement la confiance des majors énergétiques internationales après plusieurs années marquées par des tensions de liquidité et des retards de paiement.
Karim Badawi a indiqué que les arriérés dus aux partenaires étrangers ont fortement diminué, passant de 6,1 milliards de dollars en juin 2024 à 440 millions de dollars en mai 2026. Cette réduction progressive des dettes constitue un signal important pour les groupes opérant dans l’exploration et la production d’hydrocarbures en Égypte, l’un des principaux producteurs de gaz naturel en Méditerranée orientale.
Les autorités égyptiennes estiment que la régularisation des paiements a déjà contribué à relancer les investissements dans le secteur énergétique. Le ministre a notamment évoqué l’accélération des programmes d’exploration offshore en Méditerranée, ainsi que les calendriers de mise en production de plusieurs projets développés avec des groupes internationaux, parmi lesquels Shell, BP, Eni, Chevron, ExxonMobil et Archeos.
Cette évolution marque un tournant après la période de fortes pressions financières traversée par l’économie égyptienne entre 2023 et 2024. Plusieurs compagnies étrangères avaient alors ralenti leurs opérations dans le pays en raison des difficultés d’accès aux devises étrangères et des retards accumulés dans les paiements, dans un contexte aggravé par les répercussions économiques mondiales de la guerre en Ukraine et les sorties de capitaux des marchés émergents.
Depuis 2025, les activités ont toutefois repris progressivement avec le retour des investissements et l’intensification des campagnes d’exploration. Le gouvernement égyptien cherche désormais à consolider cette dynamique afin de renforcer la production nationale de gaz et de pétrole, sécuriser l’approvisionnement intérieur et préserver le rôle du pays comme plateforme énergétique régionale en Méditerranée orientale.
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