La directrice générale d’Union Bank Nigéria, Mme Yetunde Oni, a affirmé que le Nigéria se classait désormais parmi les principales sources mondiales de cyberattaques.
S’exprimant lors de la 63e assemblée générale trimestrielle de l’Association des chefs de l’audit des banques du Nigéria(ACAEBIN) à Lagos, Mme Oni a déclaré : « L’exposition du Nigéria à la cybercriminalité reste considérable. Avec des pertes signalées dépassant les 100 milliards de nairas rien qu’en 2023, et le pays figurant parmi les foyers mondiaux des cyberattaques, le paysage du risque a fondamentalement changé. »
Représentée par Mme Olufunmillola Aluko, chef de la marque, du marketing et de l’expérience client d’Union Bank of Nigéria, Mme Oni a ajouté que la cybersécurité ne relevait plus uniquement des TI (Technologies de l’Information). Elle a insisté : « C’est une question de résilience à l’échelle de toute l’entreprise. L’audit interne doit jouer un rôle de premier plan pour valider, contester et renforcer nos contrôles. »
S’exprimant sur le thème « Naviguer dans la prochaine vague : La résilience de l’audit face aux risques émergents et à la complexité réglementaire », elle a décrit un environnement complexe.
« Nous traversons une période où de multiples vagues de perturbations s’entrecroisent : des pressions macroéconomiques qui mettent à l’épreuve les bilans et la liquidité ; une volatilité du taux de change qui déstabilise les projections ; des écosystèmes numériques en expansion qui accélèrent l’innovation mais introduisent de nouveaux vecteurs de risque», a-t-elle expliqué.
Citan également : « Des incidents de cybersécurité dont l’ampleur et la sophistication ne cessent de croître ; des attentes réglementaires accrues ; et une demande croissante en matière de durabilité et de gouvernance transparente. »
« Dans ce contexte, vos rôles en tant que chefs de l’audit se sont considérablement élargis », ont rapporté les médias locaux citant Mme Oni.
Plus tôt dans son discours de bienvenue, Aina Amah, présidente de l’ACAEBIN, avait souligné que le monde évoluait plus rapidement que jamais, mettant à l’épreuve l’agilité institutionnelle et exigeant un courage professionnel encore plus grand.
GIK/lb/Sf/APA






