Des députés sud-africains ont exprimé leurs préoccupations face aux faiblesses persistantes de la gestion financière et administrative dans le secteur de la justice, marquées notamment par la hausse des dépenses irrégulières, des pertes liées à des cyberattaques et des vacances prolongées à des postes de direction.
Des députés Sud-africains ont fait état d’inquiétudes concernant la gestion du secteur judiciaire, lors de la présentation par l’Auditeur général d’Afrique du Sud (AGSA) de son rapport sur l’examen budgétaire et les recommandations pour l’exercice 2025-2026.
Le président de la Commission parlementaire de la justice et du développement constitutionnel, Xola Nqola, a relevé des insuffisances dans la gestion financière et opérationnelle de plusieurs organismes relevant du portefeuille de la justice, malgré les progrès enregistrés par certaines institutions.
Les dix organismes audités disposent d’un budget cumulé de 29,62 milliards de rands, soit environ 1,79 milliard de dollars. Six ont obtenu une opinion d’audit sans réserve, trois une opinion sans réserve assortie d’observations et un autre une opinion avec réserve.
La commission a notamment relevé une hausse des dépenses irrégulières, qui ont atteint 326 millions de rands au cours de l’exercice, dont 289,4 millions imputables au ministère de la Justice et du Développement constitutionnel.
Les parlementaires ont également pointé les pertes financières enregistrées par le Guardian’s Fund à la suite de cyberattaques et de paiements non autorisés. Une perte supplémentaire de 13 millions de rands a notamment été signalée dans les bureaux de Pietermaritzburg et de Makhanda.
La vacance prolongée de plusieurs postes de responsabilité constitue une autre source de préoccupation. Le Bureau du juge en chef fonctionne depuis quinze mois sans responsable comptable, tandis que le ministère de la Justice, le Guardian’s Fund, le President’s Fund et le Joint Administrative Fund connaissent également des perturbations dans leur gouvernance.
La Commission sud-africaine des droits de l’homme reste, pour sa part, sans responsable comptable ni directeur financier.
Les députés ont enfin dénoncé les retards du programme Integrated Justice System, destiné à relier les différentes institutions de la chaîne pénale. Malgré près de 4,9 milliards de rands dépensés au cours de la dernière décennie, le projet n’a pas encore permis de mettre en place un système de justice pénale pleinement intégré.
JN/lb/te/Sf/APA





