Le gouvernement égyptien a dévoilé les grandes lignes du budget pour l’exercice 2026-2027, avec des recettes prévues à 4.000 milliards de livres égyptiennes et des dépenses atteignant 5.100 milliards, selon le ministre des Finances Ahmed Kouchouk .
Présenté le 11 avril lors d’une conférence de presse, le projet de budget égyptien s’inscrit dans une stratégie visant à stimuler la croissance économique et à renforcer le rôle du secteur privé. Ce cadrage budgétaire met l’accent sur l’investissement productif et l’implication des entreprises.
Une enveloppe de 90 milliards de livres égyptiennes est dédiée au soutien de l’industrie, de l’entrepreneuriat et des exportations . Le ministre a souligné que le partenariat avec la communauté des affaires constitue un levier central pour atteindre un objectif de croissance de 5,4%. Une part significative, soit 48 milliards de livres, sera consacrée à la réduction des coûts liés à l’export afin d’améliorer la compétitivité des produits égyptiens à l’international.
Cette orientation économique s’accompagne d’un effort ciblé sur plusieurs secteurs clés. Le tourisme bénéficiera de 6,7 milliards de livres pour accroître la capacité hôtelière, tandis que 6 milliards seront mobilisés sous forme de crédits pour soutenir l’industrie et l’agriculture . Le développement de l’automobile écologique recevra 5,5 milliards, complétés par 5 milliards destinés aux PME, traduisant une volonté de diversification productive.
Parallèlement, le budget accorde une place importante à la cohésion sociale. Une enveloppe de 832,3 milliards de livres est prévue pour la protection sociale, incluant 175,3 milliards pour les subventions des produits de base et 55,3 milliards pour les programmes d’aide aux ménages . Le soutien au secteur énergétique atteint 104,2 milliards afin d’assurer la continuité du service électrique.
Enfin, les autorités affichent une trajectoire de consolidation des finances publiques. L’objectif est de ramener la dette à 78% du PIB d’ici juin 2027, tout en réduisant le poids du service de la dette à 35% des dépenses budgétaires . Le gouvernement prévoit également une baisse progressive de la dette extérieure de 2 milliards de dollars par an, en diversifiant ses sources de financement et en privilégiant des instruments à coût maîtrisé.
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