Dans un courrier daté du 21 mars 2025, une dizaine de syndicats du secteur Education-formation, ont signifié leur intention d’observer un arrêt de travail, les 3 et 4 avril 2025, au motif de réclamer une prime d’incitation.
Les syndicats grévistes, avec à leur tête David Bli Blé, un enseignant « radié », ont été ouvertement désavoués, ce mardi 1er avril 2025, par bon nombre de leurs camarades avec qui ils avaient mené des mouvements de grève les 15, 16 et 17 octobre 2024.
Plusieurs syndicats d’enseignants qui ont choisi de ne pas suivre le mot d’ordre de grève initié par M. Bli Blé, ont sollicité une audience auprès de la ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique et de la modernisation de l’administration.
L’objet de cette rencontre visait notamment pour ces syndicats à se désolidariser du mot d’ordre de grève lancé par l’Intersyndicale du ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation (IS- MENA), tout en privilégiant la voie du dialogue pour faire entendre leurs revendications.
A travers leur porte-parole, pour la circonstance, M. Ekoun Kouassi, secrétaire général du SYNESCI, ils ont réaffirmé leur totale « confiance au gouvernement » et en la ministre d’Etat, Anne Ouloto, insistant s’inscrire résolument dans la voie du dialogue.

En retour, Mme la ministre d’Etat, Anne Ouloto, a salué leur sens de la responsabilité pour cette démarche et réaffirmé l’engagement du président de la République, Alassane Ouattara, et du gouvernement à toujours œuvrer pour améliorer les conditions de vie des fonctionnaires.
Elle a rappelé les nombreux et importants acquis octroyés par le président de la République en août 2022, à l’issue des négociations qui ont abouti à la signature de la 2ème trêve sociale, assorties d’avantages qui sont allées au-delà des attentes des syndicalistes.
Les fonctionnaires et agents de l’Etat ont bénéficié d’une prime dite ADO, ainsi qu’une indemnité contributive au logement qui a été étendue à tous les fonctionnaires, la prime de transport revalorisée et étendue aux fonctionnaires en poste à l’intérieur du pays, ainsi que le relèvement de l’allocation familiale qui est passée de 2 500 à 5 000 Fcfa.
Anne Ouloto a également relevé les nouvelles dispositions du Statut général de la Fonction publique qui évoque la question des primes et autres avantages financiers incitatifs aux fonctionnaires, soulignant que toutes ces avancées significatives ne sont le fruit d’aucune pression, ni grève.
La ministre d’Etat a réaffirmé la nécessité pour toutes les parties de s’inscrire dans la voie du dialogue, seule alternative pour discuter et parvenir à des accords visant l’amélioration des conditions de vie des fonctionnaires.

Elle a clos son intervention en gardant l’espoir que la raison et le bon sens habitent les uns et les autres qui projettent d’entrer en grève afin de revenir à la table de la discussion pour la paix sociale en Côte d’Ivoire.
La rencontre s’est achevée par une déclaration, à la presse, de ces syndicats. Ils ont souligné que tous les organes chargés d’examiner la question des primes étant en travaux, alors il serait de bon aloi d’attendre les conclusions.
Pour eux, le dialogue n’a jamais été rompu entre le gouvernement et les syndicats. A preuve, une rencontre a eu lieu le vendredi 28 mars 2025 entre Mme la ministre d’Etat et les syndicats signataires du préavis de grève.
Par ailleurs, le communiqué final de la réunion du 28 mars 2025 indiquait que l’examen de la question des primes par le Comité d’experts est en cours et qu’il fallait surseoir à toute action pour attendre les résultats de ces travaux.
Le communiqué final de cette rencontre a été paraphé par Bli Blé qui a assuré qu’il allait informer sa base et faire un retour à Madame la ministre d’Etat. Alors que ce retour est attendu, M. Bli Blé, tête de file des syndicats grévistes, a annoncé une grève pour les 03 et 04 avril 2025, reconductible.
AP/APA






