Le gouvernement égyptien prépare la suppression graduelle des subventions au gaz naturel destinées au secteur industriel, dans le cadre d’une vaste réforme visant à alléger le poids budgétaire des aides énergétiques.
Les subventions au gaz naturel vont être supprimées graduellement au niveau du secteur industriel en Égypte. Selon la chaîne Asharq Bloomberg, citant une source gouvernementale, la réforme en cours prévoit une révision trimestrielle des tarifs du gaz, en fonction des fluctuations du marché et d’une formule de calcul indexée sur le coût moyen du gaz local et importé. Le prix final intégrera une marge supplémentaire d’un dollar par million d’unités thermiques britanniques (MMBtu).
Depuis le 16 septembre, l’Égypte a déjà relevé les tarifs du gaz pour les industries, désormais fixés selon le secteur d’activité : 12 dollars par MMBtu pour l’industrie du ciment, 5,75 dollars pour les engrais non azotés, le fer et l’acier, 4,5 dollars pour les engrais azotés‚ et 4,75 dollars pour les autres activités industrielles, tandis que les centrales électriques conservent un tarif de 4 dollars par MMBtu.
Les fours à briques, quant à eux, sont facturés 210 livres égyptiennes par unité.
Certaines entreprises — Al Masria Lel Asmeda (Egyptian Fertilizers), MOPCO, EPIC et Methanex — ont toutefois été exemptées de la hausse appliquée à partir des factures d’octobre. Ces sociétés bénéficient de contrats spécifiques avec EGAS (Egyptian Natural Gas Holding Company), liant le prix du gaz aux cours mondiaux de l’urée, de l’ammoniac et du méthanol.
Le ministère du Pétrole et des Ressources minérales a précisé que les nouvelles usines ne profiteront d’aucune subvention, marquant ainsi une nouvelle étape dans la politique d’ajustement énergétique du pays, déjà sous pression budgétaire.
D’après les chiffres officiels, le coût des subventions aux produits pétroliers devrait atteindre 154,5 milliards de livres égyptiennes (environ 3 milliards de dollars) pour l’exercice 2024-2025, contre 119,3 milliards l’année précédente.
Le gouvernement de Mostafa Madbouly réaffirme ainsi son objectif d’aligner progressivement les prix des carburants et du gaz sur les niveaux internationaux d’ici fin 2025, afin de réduire le déficit budgétaire et attirer davantage d’investissements dans le secteur énergétique.
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