Avec plus de 1 000 migrants morts en Méditerranée depuis le début 2026, l’OIM alerte sur une hausse des naufrages, majoritairement liés aux départs depuis la Libye et appelle à un renforcement des opérations en mer ainsi qu’à la mise en place de voies d’accès sûres et légales pour les migrants.
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a indiqué qu’environ 1 000 migrants ont perdu la vie en mer Méditerranée depuis le début de l’année 2026. Selon l’agence onusienne, la majorité des traversées à l’origine de ces drames ont débuté depuis les côtes libyennes, confirmant le rôle central de ce point de départ dans les flux migratoires vers l’Europe.
Ce bilan s’est alourdi au cours des dernières semaines, avec au moins 180 morts ou disparus recensés dans cinq naufrages distincts. L’un des incidents les plus marquants concerne une embarcation partie de la région de Tajoura, en Libye, qui a chaviré en Méditerranée centrale avec environ 120 personnes à bord. Seuls 32 survivants ont été secourus, tandis que deux corps ont été repêchés et que plus de 80 passagers restent portés disparus.
D’autres drames viennent prolonger cette série d’accidents. L’OIM a notamment fait état de la découverte de 19 corps à bord d’un bateau ayant quitté Zuwara et retrouvé à la dérive près de l’île italienne de Lampedusa. Des naufrages ont également été signalés au large de la Crète, de Sfax en Tunisie et à proximité des côtes turques, illustrant l’extension géographique des routes migratoires maritimes.
Les données détaillées font apparaître une succession d’incidents rapprochés. Le 28 mars, 22 personnes ont trouvé la mort au large de la Crète après un départ depuis l’est libyen. Deux jours plus tard, un naufrage survenu près de Sfax a entraîné la mort de 19 migrants et la disparition d’une vingtaine d’autres, confirmant l’intensité des tentatives de traversée sur plusieurs axes en Méditerranée.
Face à cette situation, l’OIM souligne les limites des dispositifs actuels de recherche et de sauvetage. L’organisation appelle à un renforcement des opérations en mer ainsi qu’à la mise en place de voies d’accès sûres et légales pour les migrants. Cette position s’inscrit dans un débat international récurrent sur la gestion des flux migratoires et la responsabilité des États riverains.
MK/AK/Sf/APA





