Le Maroc a exhorté, vendredi à Addis-Abeba, le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) à reconnaître l’impact des menaces émergentes sur les femmes et les filles dans les contextes de paix et de sécurité.
Lors d’une réunion consacrée à l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité (FPS), la délégation marocaine a recommandé d’intégrer les effets du changement climatique et des épidémies dans les stratégies de mise en œuvre de cet agenda à l’échelle continentale. Elle a également souligné l’importance d’établir des indicateurs précis et des mécanismes de suivi efficaces pour évaluer les avancées réalisées.
Placée sous présidence marocaine pour le mois de mars, la réunion du CPS a mis en avant le rôle clé du Bureau de l’Envoyée spéciale du Président de la Commission de l’UA dans la coordination des efforts en faveur de cet agenda.
La délégation marocaine a rappelé que le Royaume a lancé en mars 2022 son premier Plan d’action national, en conformité avec la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU. Ce plan repose sur trois axes majeurs : la diplomatie préventive, la médiation et le maintien de la paix ; la promotion d’une culture de paix et d’égalité ; et l’autonomisation économique des femmes.
Son élaboration a mobilisé les institutions, la société civile et les partenaires internationaux, conformément à la vision royale en faveur de l’égalité des sexes.
En conciliant engagement national et plaidoyer continental, le Maroc se positionne comme un acteur clé dans l’intégration des enjeux environnementaux et sanitaires dans l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité, appelant à une approche africaine plus inclusive et holistique.
SL/te/Sf/APA






