Le gouvernement tchadien a rejeté jeudi les accusations de l’ONU faisant état d’une centaine de civils tués lors de frappes aériennes tchadienne et nigériane contre Boko Haram dans le nord-est du Nigeria et le bassin du lac Tchad.
Le porte-parole du gouvernement tchadien, Gassim Chérif est monté au créneau au cours d’un point de presse qu’il a animé, au sujets d’accusations de frappes visant des civils dans la zone du lac.
« Ces accusations graves visent à discréditer une armée professionnelle en première ligne contre le terrorisme », a-t-il déclaré. Selon lui, les zones ciblées ne comptent « ni civils ni pêcheurs » et « aucune preuve formelle » n’étaye ces allégations.
N’Djaména a proposé d’accueillir une mission d’enquête indépendante de l’ONU ou de toute instance internationale.
L’ONU avait indiqué dimanche que ces frappes auraient causé une centaine de morts civils et réclamé l’ouverture d’une enquête.
Le porte-parole tchadien a rappelé que les 4 et 6 mai, Boko Haram avait attaqué des positions de l’armée tchadienne, faisant plusieurs morts et blessés. En riposte, l’armée de l’air tchadienne a mené des frappes sur des îles aux confins du lac Tchad contrôlées par Boko Haram.
« Le Tchad paie le plus lourd tribut », a conclu le porte-parole du gouvernement.
CA/Sf/APA







