Les États-Unis se sont prononcés «sans équivoque », à l’instar de plusieurs capitales européennes qui ont, ces dernières heures, exprimé leur soutien plein et entier à l’Initiative marocaine d’autonomie, qualifiée de « sérieuse, crédible et réaliste ».
Le Conseiller spécial du président américain Donald Trump pour l’Afrique, Massad Boulos, a réitéré, dans un entretien exclusif accordé à la radio marocaine Medi1 TV et Radio, le soutien « clair et sans équivoque » des États-Unis à la souveraineté du Maroc sur le Sahara et à l’Initiative marocaine d’autonomie, saluée comme une solution sérieuse, crédible et réaliste à ce différend régional.
« La position américaine est claire et sans équivoque. Cette position, nous l’avons exprimée à maintes reprises, tout comme l’a fait récemment le Secrétaire d’État Marco Rubio », a déclaré M. Boulos. Il a rappelé que cette ligne s’inscrit dans la continuité de la Proclamation présidentielle signée par Donald Trump en décembre 2020, reconnaissant la souveraineté du Royaume du Maroc sur ses provinces du Sud. « Toute autre interprétation relève d’approximations erronées et sans fondement », a-t-il précisé, en appelant à ne pas déformer les déclarations officielles en dehors de leur contexte.
Le responsable américain a également mis en avant l’importance du plan d’autonomie proposé par le Maroc comme base de règlement définitif du conflit. « Nous soutenons entièrement l’Initiative marocaine d’autonomie. Elle constitue la seule voie juste et durable », a affirmé M. Boulos.
Cette position américaine, constamment réaffirmée sous l’administration Trump, continue d’être partagée par plusieurs alliés européens du Maroc.
La France, par la voix de son président Emmanuel Macron, a confirmé à plusieurs reprises considérer le plan d’autonomie marocain comme « une base sérieuse et crédible » pour une solution politique sous l’égide des Nations Unies. Le Quai d’Orsay a souligné que cette position s’inscrit dans la recherche d’une solution durable et mutuellement acceptable, qui préserve la stabilité régionale.
L’Espagne, ancienne puissance administrative du territoire, a franchi un pas décisif en mars 2022 en apportant son soutien explicite à l’initiative marocaine. Le Premier ministre Pedro Sánchez avait alors déclaré que la proposition d’autonomie constituait « la base la plus réaliste, sérieuse et crédible pour résoudre ce différend ».
D’autres capitales européennes, dont Berlin, La Haye ou encore Budapest, ont exprimé des positions similaires ces dernières années. L’Allemagne, dans une déclaration conjointe avec le Maroc en 2022, avait reconnu le rôle constructif du Royaume et s’était déclarée favorable à l’initiative marocaine comme socle de négociation.
Ce large appui international à la solution d’autonomie proposée par Rabat renforce la légitimité diplomatique de la position marocaine, dans un contexte où la communauté internationale cherche à relancer les efforts du processus onusien, bloqué depuis plusieurs années.
En réaffirmant leur soutien, Washington et ses alliés européens convergent sur une lecture stratégique du dossier, insistant sur la nécessité de garantir la stabilité au Maghreb et de lutter contre les risques croissants liés à l’insécurité régionale, notamment au Sahel.
MK/ac/Sf/APA







