Le président du Sénat de la République démocratique du Congo (RDC), Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, a appelé mercredi à Dakar à renforcer la solidarité sanitaire africaine face à l’épidémie d’Ebola déclarée dans son pays et en Ouganda.
« La récente résurgence de la maladie à virus Ebola rappelle la vulnérabilité des systèmes de santé africains et la nécessité d’investissements massifs. Il est essentiel de développer une véritable solidarité sanitaire africaine, fondée sur la recherche scientifique, la formation des personnels de santé et la production locale de médicaments et de vaccins », a déclaré le président du Sénat de la RDC, également président du Comité exécutif de l’Union parlementaire africaine (UPA).
L’organisation parlementaire tient à Dakar sa 85ᵉ session, qui prend fin le 4 juin 2026.
Selon lui, l’humanité fait face simultanément à de multiples foyers d’instabilité, notamment au Moyen-Orient, au Soudan, au Sahel et dans d’autres zones de conflit.
Concernant la RDC, il a rappelé que le pays subit depuis plusieurs décennies les conséquences des conflits armés, des violences transfrontalières et de l’exploitation illicite de ses ressources naturelles. Cette situation a engendré une crise humanitaire majeure, marquée par des millions de déplacés, de nombreuses victimes et de graves violations des droits humains, constituant également une menace pour la stabilité régionale.
Il a réaffirmé l’attachement de la RDC aux principes du droit international, notamment le respect de la souveraineté des États, l’intégrité territoriale, la non-ingérence et le règlement pacifique des différends.
Il s’est également dit préoccupé par la recrudescence des violences à l’encontre des migrants dans plusieurs pays africains, estimant qu’elles fragilisent l’unité du continent, le développement économique et la stabilité des États.
« Notre responsabilité collective est immense. L’Afrique ne peut rester spectatrice des drames qui affectent ses populations. Nos institutions doivent être des acteurs de paix, de dialogue et de justice », a-t-il insisté.
Abordant la question climatique, il a souligné que le changement climatique constitue désormais une réalité quotidienne. Il a plaidé pour une justice climatique effective, un meilleur financement de l’adaptation et un transfert accru de technologies vertes. La RDC, a-t-il rappelé, poursuit ses efforts de protection des forêts du bassin du Congo, considérées comme des poumons écologiques essentiels pour la planète.
Il a appelé à faire de l’Afrique un acteur majeur du multilatéralisme, un champion de la justice climatique et un continent maître de sa santé.
Les travaux de la session permettront d’examiner les actions menées par l’Union, les questions financières, ainsi que les réformes nécessaires à sa revitalisation. Les participants se pencheront également sur une candidature au poste de secrétaire général et prépareront la prochaine conférence de l’UPA.
En 2026, l’Union parlementaire africaine célèbre son 50ᵉ anniversaire, marquant un demi-siècle de coopération parlementaire en faveur de la démocratie, de la paix, du dialogue et du développement durable.
Ce jubilé constitue à la fois une commémoration et un appel à renforcer l’engagement pour l’avenir de l’organisation.
TE/Sf/APA







