La Tunisie alerte sur les risques d’embrasement et appelle à la cessation des opérations militaires.
La Tunisie a exprimé dimanche « une profonde préoccupation et une vive inquiétude » face à la grave escalade militaire que connaît la région, mettant en garde contre un élargissement du conflit et un glissement vers le chaos. Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger estime que la situation constitue « une menace sérieuse pour la sécurité et la paix aux niveaux régional et international ».
Tunis a réaffirmé son attachement au respect du principe de souveraineté des États et sa condamnation de toute attaque visant le territoire d’un pays ou portant atteinte à son intégrité territoriale. Le communiqué insiste également sur le « rejet absolu de tout ciblage du territoire de pays arabes frères », dans un contexte marqué par des frappes et des représailles militaires à travers la région.
La diplomatie tunisienne a exprimé « sa pleine solidarité » avec le Royaume d’Arabie saoudite, l’État du Koweït, l’État du Qatar, le Royaume de Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Royaume hachémite de Jordanie ainsi que la Irak, soulignant l’importance de préserver la stabilité des États concernés.
S’appuyant sur son attachement à la fraternité arabe et islamique et au respect des règles du droit international, la Tunisie a appelé l’ensemble des parties à « l’arrêt immédiat des opérations militaires », à faire prévaloir la sagesse et à revenir à la table des négociations. L’objectif affiché est d’éviter toute nouvelle escalade susceptible d’aggraver les pertes humaines et d’épuiser les ressources des peuples de la région.
Dans ce cadre, Tunis a insisté sur la nécessité pour le Conseil de sécurité des Nations Unies d’assumer ses responsabilités et de prendre les mesures nécessaires pour préserver la paix et la sécurité internationales, conclut le communiqué.
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