Le Maroc et les pays bas franchissent une nouvelle étape dans leur coopération par la signature d’un mémorandum d’entente relatif au développement de la coopération dans le domaine de la formation professionnelle.
Lin mémorandum d’entente a été signé entre le Maroc et les Pays-Bas, lors des entretiens tenus jeudi à Rabat entre le ministre marocain de l’Inclusion Économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, et l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire des Pays-Bas au Maroc, Dirk-Jan Nieuwenhuis.
Conclu pour une durée de cinq ans, ce mémorandum d’entente établit un cadre structuré fondé sur la complémentarité des expertises des deux pays et une vision partagée du développement du capital humain comme levier de compétitivité, d’inclusion sociale et d’innovation.
Il traduit, sur le plan de la coopération internationale, les engagements portés par les Hautes orientations royales en matière de développement du capital humain et les ambitions de la Feuille de Route nationale pour la formation professionnelle et de la feuille de route pour l’emploi, dont l’un de leurs axes centraux est l’ouverture du système marocain de formation professionnelle sur les expériences internationales les plus abouties, au service de l’emploi des jeunes et de la compétitivité de l’économie nationale.
L’accord reflète l’ambition commune de faire du développement des compétences un levier de compétitivité économique, de souveraineté productive, d’inclusion sociale et de création d’opportunités pour les jeunes. À cette fin, le Maroc et les Pays-Bas ont convenu de concentrer leur coopération autour de quatre priorités stratégiques. Il s’agit de « Former pour l’emploi », de « former aux compétences pour un marché de travail en perpétuelle mutation », d’ « Investir dans la qualité et l’égalité des chances » et de « Faire du Maroc une plateforme africaine du développement des compétences ».
Selon Rabat, ce partenariat permet au Maroc de s’appuyer sur l’expérience néerlandaise en matière d’apprentissage et de formation duale pour rapprocher davantage la formation professionnelle des besoins réels des entreprises et améliorer l’insertion professionnelle des jeunes.
La coopération contribuera aussi à intégrer davantage les compétences transversales (soft skills, langues, compétences numériques et entrepreneuriat) dans les parcours de formation, notamment en s’inspirant de l’approche néerlandaise « Orange Corners ».
Cette rencontre a été l’occasion pour Sekkouri et Nieuwenhuis d’identifier comme premiers domaines de coopération des secteurs à fort potentiel de création de valeur, d’emplois et d’innovation, notamment l’eau, l’énergie, l’agriculture durable, les compétences numériques et l’entrepreneuriat.
AK/Sf/APA






