Le Forum des présidents des commissions des Affaires étrangères des parlements africains s’est penché sur le rôle des parlements africains dans la gouvernance continentale notamment la stabilité et la sécurité.
Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a réaffirmé, mardi à Rabat, la centralité du partenariat entre le Maroc et l’Afrique, soulignant une coopération « ancrée dans l’action et l’optimisme ». S’exprimant à l’ouverture du Deuxième
Au Forum des présidents des commissions des Affaires étrangères des parlements africains, il a insisté sur la nécessité de bâtir des fondements durables pour la stabilité et la sécurité du continent. « Ce qui touche l’Afrique touche le Maroc. Son développement est une extension naturelle du nôtre », a déclaré M. Bourita devant une audience de parlementaires africains réunis dans la capitale marocaine. Il a rappelé que l’Afrique ne représente pas seulement un voisinage géographique pour le Royaume, mais une « appartenance identitaire et culturelle » inscrite dans son histoire et portée par la vision du Roi Mohammed VI.
Le Maroc défend une stratégie africaine fondée sur quatre principes : une appartenance assumée, un afro-optimisme revendiqué, un engagement concret et une approche centrée sur l’humain. « Là où d’autres voient des problèmes, nous voyons des opportunités », a-t-il martelé, rejetant les discours alarmistes souvent véhiculés sur le continent.
L’engagement du Maroc en Afrique se traduit par des initiatives concrètes dans plusieurs secteurs. Parmi celles mises en avant par M. Bourita figurent l’annulation de la dette des pays africains, la suppression des barrières tarifaires, et des projets structurants tels que l’Initiative pour l’adaptation de l’agriculture africaine (AAA) et le gazoduc Maroc-Nigéria, destiné à renforcer la sécurité énergétique régionale.
Le ministre a également mis en avant l’approche marocaine axée sur le capital humain, illustrée par des projets dans les domaines de la santé, de l’éducation et du logement. Chaque visite royale en Afrique est, selon lui, une occasion de renforcer les liens avec les forces vives du continent et de répondre aux besoins concrets des populations locales.
M. Bourita a souligné le rôle clé des institutions législatives africaines dans la consolidation d’un cadre de gouvernance adapté aux défis du continent. « La diplomatie traditionnelle ne suffit plus. Il est impératif de repenser nos mécanismes d’action », a-t-il déclaré, plaidant pour une coopération parlementaire renforcée.
Le Forum de Rabat, qui réunit des représentants de plusieurs nations africaines, vise à structurer un espace de dialogue et de concertation entre les parlementaires du continent. Après une première édition en 2023, cette deuxième rencontre marque « une étape décisive vers l’institutionnalisation d’une diplomatie parlementaire africaine ambitieuse et tournée vers l’action », selon le chef de la diplomatie marocaine.
Nasser Bourita a insisté sur la nécessité pour l’Afrique de s’affranchir de l’attentisme et de s’engager dans des initiatives audacieuses et créatives. « L’avenir de notre continent se construira dans l’action et la mise en œuvre de projets concrets », a-t-il affirmé.
MK/Sf/ac/APA






