Une équipe de haut niveau de la SADC conduite par l’ancienne présidente malawite Joyce Banda sera déployée d’ici mars 2026 à Madagascar pour appuyer le retour à l’ordre constitutionnel.
La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a annoncé le déploiement, d’ici mars 2026, d’une équipe de médiation de haut niveau à Madagascar, dans le cadre des efforts régionaux visant à rétablir l’ordre constitutionnel et à accompagner la transition vers des élections démocratiques.
La décision a été prise à l’issue d’un sommet extraordinaire virtuel présidé mercredi par le président sud-africain Cyril Ramaphosa. Les dirigeants de la région ont salué le retour relatif au calme dans le pays, tout en appelant les autorités de transition à engager un dialogue national inclusif et à faciliter le retour des exilés politiques.
La mission de médiation sera conduite par l’ancienne présidente du Malawi, Joyce Banda, avec l’appui du Panel des sages de la SADC et du Groupe de référence pour la médiation. Elle bénéficiera également du soutien du Secrétariat de l’organisation régionale.
« Le sommet a approuvé le déploiement, d’ici mars 2026, du Panel des sages de la SADC, dirigé par Joyce Banda, afin de faciliter et d’appuyer le processus en cours de rétablissement de la stabilité politique, de la démocratie et de la paix en République de Madagascar », indique un communiqué publié à l’issue de la réunion.
L’équipe de médiation a également été chargée de consulter l’ancien président mozambicain Joaquim Chissano, envoyé spécial de la SADC à Madagascar, afin de tirer les enseignements des initiatives passées et d’aborder les questions non résolues, notamment les réformes constitutionnelles et le processus électoral.
Madagascar traverse une nouvelle phase d’instabilité depuis octobre 2025, lorsque des manifestations menées par des jeunes ont dégénéré en crise politique, aboutissant à l’installation d’un gouvernement de transition soutenu par l’armée et dirigé par le colonel Michael Randrianirina.
Bien que le calme soit revenu, le pays demeure sous pression pour engager des réformes institutionnelles et préparer des élections crédibles. Les dirigeants de la SADC ont réaffirmé leur engagement en faveur de l’État de droit et de la gouvernance démocratique, demandant à Madagascar de soumettre, d’ici février 2026, un rapport sur l’état de préparation au dialogue national ainsi qu’un projet de feuille de route, assortis de mises à jour régulières.
Le Secrétariat de la SADC a par ailleurs été mandaté pour coordonner l’appui de l’Union africaine et des partenaires internationaux en vue de mobiliser les ressources nécessaires à l’accompagnement du processus de transition.
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