Le gouvernement libyen a convoqué officiellement le chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis à Tripoli pour protester contre des déclarations jugées offensantes tenues par Donald Trump lors d’un rassemblement électoral en Géorgie.
Une note protestataire appelant à une clarification et à une rectification immédiate a été remise au diplomate américain. Les autorités libyennes ont rejeté catégoriquement toute qualification attentatoire à la dignité du peuple libyen, dénonçant l’utilisation de la situation interne du pays à des fins de politique politicienne ou de joutes électorales américaines.
Lors de cette réunion diplomatique, le gouvernement libyen a rappelé que la préservation de la souveraineté nationale, la considération réciproque et l’observation des usages diplomatiques constituent le fondement indispensable de toute relation bilatérale. Parallèlement, la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants a elle aussi exprimé une vive condamnation, exigeant une position explicite de l’administration américaine face à des termes qualifiés d’inacceptables et de contraires au respect entre États souverains.
Les critiques formulées par Donald Trump qualifiaient la Libye de territoire instable et remettaient en question l’accueil des ressortissants libyens aux États-Unis aux côtés d’autres nations. L’ensemble de la classe politique libyenne a tenu à réaffirmer son attachement à l’unité du pays ainsi qu’à son ouverture diplomatique, tout en refusant que cette disposition au dialogue serve de prétexte à des stigmatisations extérieures.
Cette crise diplomatique intervient dans un contexte d’efforts continus pour consolider les institutions libyennes et stabiliser l’environnement sécuritaire national. Les autorités parlementaires et gouvernementales ont réitéré leur volonté de maintenir des liens d’amitié et de coopération équilibrés avec les partenaires internationaux, fondés sur l’intérêt mutuel et le rejet de toute ingérence ou dénigrement politique.
MK/AK/Sf/APA





