Les autorités égyptiennes ont fermement condamné l’incursion menée lundi par le ministre israélien de la Sécurité nationale sur l’esplanade de la mosquée Al-Aqsa, dénonçant une atteinte grave au statut juridique des lieux saints de Jérusalem-Est occupée.
L’Égypte rappelle que le respect de la sacralité des lieux saints constitue une condition fondamentale pour préserver les chances d’une stabilité durable et d’un règlement pacifique au Proche-Orient.
Accompagné de plusieurs centaines de colons ainsi que d’un membre de la Knesset, le ministre israélien s’est rendu dans l’enceinte sacrée sous un important dispositif de protection policière. Cette démarche s’est déroulée à la veille d’échéances électorales législatives décisives en Israël, ravivant les craintes d’une instrumentalisation politique du site.
Le gouvernement égyptien réaffirme son opposition catégorique à toute tentative visant à altérer le statu quo historique et juridique en vigueur à Jérusalem, ainsi qu’à toute démarche tendant à diviser le complexe religieux dans le temps ou dans l’espace. Le complexe d’Al-Aqsa demeure un lieu de culte exclusivement réservé aux fidèles musulmans, conformément au droit international.
La multiplication de ces visites officielles et des rituels religieux autorisés dans le secteur oriental de l’esplanade alimente une détérioration continue du climat sécuritaire. Le ministre israélien plaide ouvertement pour l’élargissement des droits de prière des fidèles juifs sur le site, une position jugée provocatrice qui menace d’enflammer les tensions régionales.
Face à cette situation, un appel pressant est lancé à la communauté internationale pour qu’elle assume ses responsabilités, fasse appliquer les résolutions de l’ONU pertinentes et contraigne à l’arrêt de ces pratiques unilatérales.
MK/AK/Sf/APA





