Alors que la question des réparations liées à la colonisation gagne du terrain sur le continent africain, le Tchad apparaît comme un acteur potentiel dans ce débat.
La colonisation française, amorcée à la fin du XIXe siècle, a profondément marqué le pays par une exploitation sévère des ressources, un recours systématique au travail forcé et une répression des populations locales. Ces héritages historiques continuent d’impacter durablement le développement économique, social et culturel du Tchad.
Plusieurs sources évoquent toutefois un intérêt croissant de certains cercles politiques et sociaux tchadiens pour la question des réparations, dans le sillage des débats continentaux portés par l’Union africaine. Il est notamment fait état d’une possible ouverture prochaine de discussions à l’Assemblée nationale, présidée par Ali Kolotou Tchaïmi, sur cette thématique.
Sur la scène internationale, le président Mahamat Idriss Déby Itno a participé au 38ᵉ sommet de l’Union africaine en février 2025, dont le thème central portait sur la justice et les réparations pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine. Cette participation illustre l’intérêt tchadien pour ces questions.
Par ailleurs, la rupture des accords militaires avec la France en novembre 2024 traduit une volonté d’autonomie accrue du Tchad dans sa politique extérieure, ce qui pourrait à terme faciliter une prise de position plus affirmée sur la question des réparations. Toutefois, le gouvernement tchadien semble privilégier une posture prudente, ouverte au dialogue, sans démarches officielles explicites encore annoncées.
CA/ac/Sf/APA






