Le Maroc a mobilisé ses acteurs culturels et économiques au MASA 2026, tout en préparant l’ouverture du Grand Théâtre de Rabat.
La 14ᵉ édition du Marché des arts du spectacle africain (MASA), organisée du 11 au 18 avril à Abidjan, met en avant la participation marocaine dans un cadre continental consacré au rôle des arts comme vecteur d’intégration économique et sociale. Selon les organisateurs et les autorités diplomatiques présentes, cette édition a rassemblé plusieurs responsables culturels africains ainsi que des représentants marocains, dont l’ambassadeur du Maroc en Côte d’Ivoire, Othman El Ferdaous, aux côtés de Royal Air Maroc (RAM), partenaire officiel de l’événement.
Dans une intervention prononcée au nom du président-directeur général de RAM, Abdel Hamid Addou, la directrice Afrique de la compagnie, Noura Daoudi, a insisté sur la dimension stratégique du MASA, qualifiant Abidjan de «carrefour incontesté de la vitalité économique et culturelle» du continent. Elle a précisé que l’engagement de la compagnie s’inscrit dans une vision où «les arts et la culture constituent un vecteur essentiel de rayonnement et de cohésion en Afrique», en lien avec le positionnement africain de la compagnie nationale.
Ce positionnement se traduit par un appui logistique et symbolique à la mobilité des artistes africains, considérée comme un facteur clé de circulation des œuvres et des talents. RAM met en avant son slogan «Dream Africa. Meet Morocco» pour accompagner les créateurs du continent, dans une logique de connectivité aérienne au service des industries culturelles. Le MASA, décrit par ses organisateurs comme une plateforme de diffusion et de coproduction, s’inscrit dans cette dynamique de structuration des marchés culturels africains.
Sur le plan économique, aucune donnée chiffrée officielle relative aux retombées directes de cette édition n’a été communiquée à ce stade. Les autorités ivoiriennes et les organisateurs présentent néanmoins l’événement comme un levier pour les industries culturelles, secteur en progression sur le continent selon plusieurs institutions internationales, sans qu’un bilan consolidé pour 2026 ne soit encore disponible.
Dans le prolongement de cette présence à Abidjan, les acteurs marocains mettent en avant une stratégie culturelle plus large à l’échelle africaine. Celle-ci s’articule avec les orientations de coopération Sud-Sud portées par le Maroc, où la culture occupe une place dans les échanges continentaux, en complément des dynamiques économiques et diplomatiques.
Parallèlement, le directeur général du MASA, Abderrahmane Kamaté, a annoncé être invité au lancement des activités du Grand Théâtre de Rabat prévu en mai 2026. Inauguré en octobre 2024, cet équipement culturel, dont le coût s’élève à 2 milliards de dirhams (environ 185 millions d’euros), déploie une capacité de 1 800 places pour la grande salle, 520 sièges pour le théâtre secondaire et jusqu’à 7 000 places pour l’amphithéâtre extérieur. Le lancement attendu marque une nouvelle étape dans l’intégration du Maroc aux circuits culturels africains et internationaux.
MK/AK/Sf/APA







