La République du Congo a réaffirmé sa volonté d’adhérer à la Convention sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux, plus connue sous le nom de « Convention des Nations Unies sur l’eau ».
L’annonce de la volonté congolaise d’adhérer à la Convention sur l’eau a été faite lors d’un atelier national tenu les 26 et 27 novembre 2025 à Brazzaville, en marge de la session inaugurale du Conseil consultatif de l’eau.
Co-organisé par le ministère de l’Énergie et de l’Hydraulique, le Secrétariat de la Convention et le système des Nations Unies au Congo, l’événement a débouché sur l’adoption de la Déclaration de Brazzaville, par laquelle le Conseil s’engage à soutenir l’adhésion du pays.
La mise en place du Conseil consultatif, organe multisectoriel chargé d’orienter et de coordonner les politiques de l’eau, s’inscrit dans les efforts visant à renforcer la gouvernance du secteur. Selon le Secrétariat de la Convention, ce dispositif permettra au Congo de bénéficier d’un appui institutionnel immédiat.
Doté d’un important potentiel hydrique — notamment grâce au fleuve Congo et à ses ressources souterraines — le pays demeure confronté à des disparités d’accès à l’eau et à des pressions croissantes liées à l’urbanisation, la démographie et le changement climatique. Une gestion intégrée et durable apparaît indispensable.
Le Congo participe déjà à plusieurs cadres de coopération régionale, dont la Commission internationale Congo-Oubangui-Sangha. L’adhésion à la Convention permettra de consolider ces mécanismes, d’harmoniser les cadres juridiques et de prévenir les conflits d’usage. « En adhérant à la Convention, la République du Congo réaffirme son engagement à coopérer au niveau international », a déclaré le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Emile Ouosso.
Depuis 2020, le Congo prend part aux travaux de la Convention. Devenir Partie lui permettra de bénéficier d’un appui technique renforcé, notamment pour l’adaptation des bassins partagés au changement climatique, la lutte contre la pollution et l’accès aux financements internationaux destinés aux infrastructures hydrauliques.
La secrétaire de la Convention, Sonja Koeppel, a salué l’engagement du pays, estimant que l’adhésion « facilitera l’accès au financement et renforcera le rayonnement international du Congo ». La séance d’ouverture a réuni les ambassadeurs de l’Union européenne et de la France ainsi que le coordonnateur résident des Nations Unies, tous favorables à cette démarche.
Selon la CEE-ONU, cet engagement s’inscrit dans un contexte international marqué par un intérêt croissant pour la coopération transfrontalière en matière d’eau. La Conférence des Nations Unies sur l’eau de 2026, co-présidée par le Sénégal et les Émirats arabes unis, devrait renforcer cette dynamique.
Depuis l’ouverture mondiale de la Convention, 16 États y ont adhéré, dont 13 pays africains. Parmi les riverains du fleuve Congo, seul le Cameroun est déjà Partie, tandis que la RD Congo et la République centrafricaine sont en cours d’adhésion.







