Emmanuel Macron a réaffirmé solennellement, mardi 29 octobre 2024 devant le Parlement marocain à Rabat, que « le présent et l’avenir » du Sahara « s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine ». Une position que conforte une carte officielle publiée par les services français.
Le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères a mis à jour ses cartes officielles, intégrant le Sahara au territoire du Royaume du Maroc. La nouvelle version, publiée sur le site institutionnel du ministère, ne présente plus de démarcation entre le Maroc et ses provinces sahariennes.
Cette actualisation cartographique conforte la position constante de la diplomatie française, qui considère le Sahara comme relevant de la souveraineté marocaine. Elle s’inscrit dans la continuité des déclarations politiques exprimées ces dernières années par les plus hautes autorités françaises.
Dans une lettre adressée en 2023 au roi Mohammed VI, le président Emmanuel Macron avait déjà affirmé que l’avenir de la région reposait sur l’autorité marocaine. Cette position a été réitérée cette semaine par le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, lors d’une audition devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
« Le plan marocain d’autonomie constitue la base la plus sérieuse, crédible et réaliste pour une solution politique durable », a-t-il déclaré.
Le signal envoyé apparaît également comme une réponse implicite aux soutiens du Front Polisario en France. Jean-Noël Barrot a insisté sur le fait que Paris ne s’est pas écartée de sa position de principe, malgré les tensions diplomatiques occasionnelles.
Ce développement intervient alors que Paris et Alger tentent de rétablir une relation bilatérale stable. Fin mars, les présidents Macron et Abdelmadjid Tebboune ont échangé autour des enjeux migratoires et sécuritaires, dans un contexte marqué par une volonté affichée de rapprochement. Néanmoins, sur le dossier du Sahara, la France semble maintenir une ligne indépendante, nonobstant les pressions exercées par l’Algérie.
Les relations franco-algériennes ont été marquées ces dernières années par plusieurs épisodes de crispation, liés notamment au passé colonial, à la coopération migratoire et à la question saharienne. Jusqu’à présent, les démarches algériennes visant à infléchir la position française sur ce dossier sensible n’ont pas abouti.
MK/ac/Sf/APA