Avec 35 700 inscrits dans l’enseignement supérieur français en 2024-2025, les Marocains demeurent la première communauté étudiante étrangère en France, selon l’annexe au projet de loi de finances 2026 consacrée à l’immigration et à l’intégration.
Malgré une baisse de 3,1 % sur un an, les étudiants marocains restent la première communauté étudiante étrangère en France, devant les Algériens (27 700) et les Chinois (23 200), confirmant la solidité des liens académiques entre le Royaume et la France.
Cette position intervient toutefois dans un contexte de ralentissement de la mobilité étudiante maghrébine. Le document souligne que les effectifs marocains enregistrent leur troisième recul annuel consécutif, tandis que l’ensemble du Maghreb semble atteindre un palier après plusieurs années de croissance.
Les étudiants marocains se distinguent par une forte orientation vers les filières scientifiques et technologiques. Selon le rapport, 12 % d’entre eux sont inscrits dans des écoles d’ingénieurs, contre une moyenne de 5 % pour l’ensemble des étudiants internationaux. Cette spécificité témoigne de l’attrait des formations d’ingénierie dans les parcours de mobilité des étudiants marocains.
La France accueillait au total 329 100 étudiants étrangers en mobilité internationale en 2024-2025, soit une hausse de 3 % sur un an et de 13 % sur cinq ans. Les étudiants internationaux représentent désormais 11,6 % de l’ensemble des effectifs de l’enseignement supérieur français, avec une présence particulièrement marquée dans les cursus de master et de doctorat.
L’Afrique constitue aujourd’hui le principal moteur de cette croissance. Les étudiants du continent représentent près d’un étudiant international sur deux en France. Les effectifs originaires d’Afrique subsaharienne ont progressé de 8,6 %, atteignant 89 600 inscrits, tandis que ceux du Maghreb ont légèrement reculé à 77 500 étudiants.
Dans ce contexte de diversification des flux internationaux, marqué notamment par la progression des étudiants camerounais et indiens, le Maroc conserve sa place de premier pays d’origine des étudiants étrangers en France grâce à la profondeur de ses relations universitaires avec l’Hexagone et à la forte présence de ses étudiants dans les filières scientifiques.
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