Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty a, lors d’un entretien au Caire dimanche 25 janvier, avec le secrétaire d’État adjoint américain, Christopher Landau, , évoqué la sécurité hydrique de l’Egypte ainsi que la situation dans la bande de Gaza, au Soudan et dans la Corne de l’Afrique.
Dans un entretien avec le sous-secrétaire d’Etat Christopher Landau, le chef de la diplomatie égyptienne a salué l’offre de médiation du président américain Donald Trump dans le dossier du barrage éthiopien de la Renaissance, objet d’un différend entre Le Caire et Addis Abeba sur le partage des eaux du Nil, indique-t-on de source officielle au Caire.
« Le Nil est la source de vie du peuple égyptien, qui souffre d’une grave pénurie hydrique. L’Egypte est attachée à des principes inaliénables basés sur une coopération sérieuse et constructive avec les pays du bassin du Nil, conformément aux règles du droit international, de manière à réaliser des intérêts communs sans porter préjudice à aucune partie. Elle rejette catégoriquement toute mesure unilatérale », a affirmé Badr Abdelatty, cité par un communique officiel.
Dans une lettre adressée au président égyptien Abdel-Fattah Al-Sissi, rendue publique le 16 janvier par la Maison Blanche, le président américain, Donald Trump, a proposé une médiation entre l’Egypte et l’Ethiopie dans leur litige sur le barrage de la Renaissance.
« Je suis prêt à relancer la médiation américaine entre l’Egypte et l’Ethiopie afin de résoudre de manière responsable et définitive la question du partage des eaux du Nil », a écrit le président américain notant qu’« aucun Etat ne devrait contrôler unilatéralement les ressources précieuses du Nil ». Il a qualifié sa proposition de médiation de « dernière chance » pour résoudre ce qu’il a décrit comme une « dispute légitime ».
Le 17 janvier, le président Al-Sissi a salué l’intérêt américain pour ce qu’il a décrit d’« artère vitale pour le peuple égyptien ».
De son côté, le secrétaire d’État adjoint américain a salué « les relations étroites entre l’Égypte et les États-Unis, ainsi que les bénéfices mutuels générés par le partenariat stratégique dans divers domaines ». Landau a dit qu’il appréciait les efforts déployés par l’Égypte en faveur de la sécurité et de la stabilité de la région.
Selon le communiqué du ministère des Affaires étrangères, les discussions entre les deux responsables ont porté aussi sur les derniers développements dans la bande de Gaza. Abdelatty a déclaré que l’Egypte accueille favorablement la proposition d’intégrer le conseil de la paix pour Gaza et salué le rôle majeur du président américain dans la conclusion de l’accord de Charm el-Cheikh.
Le ministre égyptien a aussi souligné l’importance de progresser dans la mise en œuvre des engagements de la deuxième phase du plan américain, de soutenir le comité national chargé de l’administration de Gaza, d’accélérer le déploiement d’une force internationale de stabilisation chargée de surveiller le cessez-le-feu.
Il a insisté sur l’ouverture du point de passage de Rafah dans les deux sens et le retrait israélien de la bande de Gaza.
« Ces deux points vont permettre de préparer la phase de relèvement précoce et de reconstruction, selon une approche globale fondée sur les besoins des Palestiniens dans la bande de Gaza, tout en garantissant la poursuite de l’acheminement de l’aide humanitaire sans entraves », a dit Abdelatty.
AK/Sf/APA






