L’Égypte et la Chine ont lancé samedi 22 août l’exercice aérien conjoint « Aigles de la civilisation 2026 », avec la participation de plusieurs avions de combat multirôles, a annoncé le porte-parole des forces armées égyptiennes. Les manœuvres doivent se poursuivre pendant plusieurs jours sur différentes bases aériennes du territoire égyptien, sans qu’un calendrier détaillé ait été communiqué.
La première phase comprend des conférences théoriques et des séances pratiques consacrées à l’harmonisation des concepts opérationnels employés par les deux forces aériennes. Des vols conjoints sont également programmés afin de familiariser les équipages avec les procédures de l’autre partie et d’améliorer leur capacité à intervenir dans un cadre coordonné.
Les militaires égyptiens et chinois doivent en outre participer à des exercices de planification et de conduite d’opérations aériennes. Selon le communiqué, ces activités visent à faciliter l’échange d’expériences, à renforcer les compétences des forces engagées et à améliorer leur niveau de coordination. Elles doivent également permettre aux états-majors et aux équipages de confronter leurs méthodes de préparation et d’exécution des missions.
Les autorités égyptiennes n’ont pas précisé le nombre d’appareils et de militaires mobilisés, les modèles d’avions engagés ni la nature exacte des scénarios retenus. Aucun détail n’a non plus été fourni sur d’éventuelles simulations de combat, l’utilisation de systèmes de défense aérienne ou la participation de moyens de soutien, de surveillance et de ravitaillement.
Le porte-parole militaire a présenté ces manœuvres comme une composante du programme d’entraînements conjoints organisé par les forces armées égyptiennes avec des pays considérés comme amis et partenaires. Le Caire multiplie ce type d’exercice avec différentes puissances afin de diversifier ses coopérations, d’entretenir l’expérience opérationnelle de ses forces et de consolider ses relations militaires internationales.
Au-delà de leur dimension technique, les manœuvres témoignent du développement des relations de défense entre l’Égypte et la Chine. L’accueil d’avions de combat chinois sur plusieurs bases égyptiennes constitue un signal de rapprochement entre les deux pays, même si Le Caire présente officiellement l’exercice comme un entraînement professionnel dépourvu de message dirigé contre une tierce partie. Sa portée réelle dépendra toutefois du niveau d’intégration atteint pendant les vols et de la régularité de futures activités conjointes.
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