Selon les données publiées par le ministère burkinabè des Affaires étrangères dans la 5ᵉ édition du dépliant statistique Diplomatie burkinabè en chiffres, le Faso a enregistré 142 demandes d’asile et accueilli 442 migrants de retour entre janvier et mars 2026, des chiffres qui traduisent une nette baisse des demandes de protection internationale par rapport à la même période de 2025, dans un contexte de durcissement des politiques migratoires dans plusieurs pays d’accueil.
La gestion des questions humanitaires et migratoires demeure l’un des axes majeurs de l’action diplomatique burkinabè. Les statistiques compilées par le Secrétariat général du ministère mettent en évidence l’importance accordée à la protection des personnes en quête d’asile ainsi qu’à l’accompagnement des ressortissants burkinabè de retour au pays.
Au cours du premier trimestre 2026, le Secrétariat permanent de la Commission nationale pour les réfugiés (SP/CONAREF) a enregistré 142 demandes d’asile. Ce volume représente une baisse significative comparativement aux 1 467 demandes recensées à la même période en 2025.
Les données montrent une majorité de femmes parmi les demandeurs d’asile. Celles-ci représentent 60,56 % des dossiers enregistrés, soit 86 personnes, contre 56 hommes, équivalant à 39,44 % des demandes. Les autorités soulignent que l’enregistrement de ces requêtes s’inscrit dans le cadre des engagements internationaux du Burkina Faso en matière de protection des réfugiés et témoigne de la tradition d’accueil et de solidarité du pays.
Un accompagnement des migrants de retour
Parallèlement à la gestion des demandes d’asile, le ministère des Affaires étrangères a accueilli 442 migrants de retour durant les trois premiers mois de l’année. Ce chiffre est légèrement inférieur à celui observé au premier trimestre 2025, où 481 personnes avaient été enregistrées.
Ces opérations d’assistance, menées en collaboration avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), concernent principalement des hommes, qui représentent 70,4 % des bénéficiaires, soit 311 personnes. Les femmes constituent 14,3 % du total avec 63 personnes, tandis que les mineurs représentent 15,4 %, soit 68 enfants.
Selon la Direction générale des études et des statistiques sectorielles (DGESS), l’ampleur de ces retours reste importante et s’explique notamment par le renforcement des conditions de séjour et des politiques migratoires dans plusieurs pays d’accueil.
Une diaspora toujours mobilisée
Malgré les difficultés rencontrées par une partie des Burkinabè vivant à l’étranger, la diaspora continue de contribuer aux efforts nationaux. Au cours du premier trimestre 2026, elle a mobilisé 151,6 millions de FCFA au profit du Fonds de soutien patriotique (FSP).
Même si cette contribution est en recul par rapport aux 179,9 millions de FCFA collectés à la même période en 2025, elle illustre la persistance de l’engagement des communautés burkinabè de l’extérieur en faveur du développement et de la stabilité du pays.
Les autorités attribuent cette mobilisation aux campagnes de sensibilisation conduites par les missions diplomatiques et les postes consulaires, qui œuvrent au maintien des liens entre la diaspora et la nation.
HO/te/Sf/APA





