L’ambassade de la République islamique d’Iran à Ouagadougou a commémoré, mardi 10 février au soir, le 47e anniversaire de la victoire de la Révolution islamique de 1979. Cette célébration, empreinte de solennité et de convivialité, a servi de tribune pour magnifier l’axe Téhéran-Ouagadougou, fondé sur le respect mutuel et une volonté commune de s’affranchir des injonctions extérieures.
Sous les lustres de la représentation diplomatique iranienne, le 47e anniversaire de la Révolution de 1979 a pris une résonance particulière. Entre Burkinabè et Iraniens, l’heure était au souvenir du sacrifice ayant permis à l’Iran d’arracher son indépendance, mais surtout à la projection vers un futur bilatéral renforcé.
Dans son allocution, l’Ambassadeur iranien, Mojtaba Faghihi, a longuement salué les valeurs de dignité et de résilience partagées par les deux peuples. Le diplomate n’a pas tari d’éloges sur la conduite de la Transition burkinabè. « Le Burkina Faso est devenu un acteur indépendant, confiant et novateur », a-t-il déclaré, attribuant cette transformation au leadership du Capitaine Ibrahim Traoré. Pour le diplomate, la gestion actuelle a permis au pays des « Hommes intègres » de mener une diplomatie fructueuse et de renforcer sa sécurité nationale.
« La souveraineté n’est pas négociable »
La réponse de la partie burkinabè, représentée par une forte délégation ministérielle conduite par le Chef de la diplomatie, Karamoko Jean Marie Traoré, a été tout aussi explicite. Entouré de ses collègues du Commerce (Serge Poda), des Sports (Annick Lydie Pikbougoum) et de l’Enseignement (Pr Moumouni Zoungrana), le ministre a traduit la reconnaissance du peuple burkinabè envers le modèle de résilience iranien.
« Le Burkina Faso et la République islamique d’Iran partagent la conviction que la souveraineté n’est pas négociable », a martelé Karamoko Jean Marie Traoré.
Face aux pressions internationales, le ministre a affirmé la détermination des deux États à œuvrer pour un ordre mondial « plus juste et plus équilibré », débarrassé des injonctions et fondé sur l’égalité souveraine.
Au-delà de la rhétorique diplomatique, les deux parties ont salué les avancées concrètes de leur coopération. Les secteurs de la défense, de la sécurité, de la santé et de l’économie sont au cœur des échanges. Après le succès de la Commission économique conjointe et de la première Commission mixte en 2023 à Ouagadougou, les regards sont désormais tournés vers Téhéran.
La capitale iranienne devrait en effet abriter, au courant de cette année 2026, la deuxième Commission mixte de coopération, marquant une nouvelle étape dans le rapprochement stratégique entre les deux nations.
HO/ac/Sf/APA







