Le président Cyril Ramaphosa a déclaré que l’Afrique du Sud est prête à jouer un rôle de médiateur dans le conflit qui s’embrase au Moyen-Orient, si une demande formelle lui en était faite, ajoutant que Prétoria se tient disponible pour soutenir toute initiative visant à obtenir un cessez-le-feu immédiat.
S’exprimant devant des médias locaux en marge d’une conférence sur l’énergie au Cap, Ramaphosa a affirmé que son pays « est toujours prêt à jouer un rôle contributif, que ce soit dans la médiation ou sous quelque autre forme que ce soit », dès lors qu’une occasion se présenterait. Il a insisté sur le fait que le dialogue demeure la seule voie viable pour mettre fin au conflit.
« Si l’occasion se présentait, nous engagerions des discussions et dirions qu’un cessez-le-feu s’impose. Le dialogue est toujours la meilleure façon de mettre fin à un conflit, puis à une guerre. Et nous voulons que cette guerre prenne fin immédiatement », a-t-il déclaré, précisant par ailleurs que le gouvernement œuvre activement à porter assistance aux ressortissants sud-africains bloqués dans la région.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions exacerbées, à la suite de mois d’affrontements impliquant l’Iran, Israël et les États-Unis. Le conflit a débordé au-delà de Gaza, avec des frappes transfrontalières, des attaques contre des voies maritimes et des opérations de représailles qui font craindre un embrasement régional généralisé.
L’Iran et Israël ont échangé des attaques directes et par groupes interposés, tandis que les États-Unis ont mené des frappes contre des factions alignées sur Téhéran en réponse aux attaques visant leurs forces et des navires commerciaux.
Cette escalade suscite une vive préoccupation sur la scène internationale, les grandes puissances appelant à une désescalade urgente pour prévenir un conflit élargi au Moyen-Orient.
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