La série gabonaise « Le Chic, le Choc, l’Échec » est accessible gratuitement, depuis le 3 septembre 2025, sur « TV5Mondeplus », la plateforme numérique de TV5Monde disponible à la fois sur application mobile et site web.
La mise en ligne de la série gabonaise « Le Chic, le Choc, l’Échec » marque l’entrée de la fiction dans un espace de diffusion sans frontière, où le visionnage à la demande, rencontre les usages actuels des publics francophones habitués à découvrir les œuvres depuis leur smartphone, leur tablette ou leur ordinateur.
La série devrait être diffusée sur l’antenne de TV5Monde Afrique à partir du 23 septembre 2025, offrant à cette production cinématographique une double porte d’accès, linéaire et numérique. Le pari est clair : permettre à cette série de rencontrer des spectateurs variés, dans des contextes culturels multiples, tout en conservant l’ADN d’un récit façonné au Gabon.
Portée par des personnages jeunes et des situations ancrées dans le réel, la série aborde des thèmes sensibles tels que la santé sexuelle, la violence, la précarité et les rapports de pouvoir avec une écriture qui privilégie la nuance aux slogans.
Elle dépeint la tension entre proximité des situations et universalité des enjeux qui a retenu l’attention de cette chaîne de télé. En outre, la mise en ligne n’est pas qu’une bascule technique : elle élargit concrètement l’audience potentielle de la série.
Par ailleurs, cette chaîne télé s’appuie sur sa plateforme de streaming gratuite pour créer un continuum de diffusion où l’on découvre, reprend et partage plus facilement les épisodes. « Cette collaboration aura un impact très important. », commente Anselm Nfa, producteur de « Le Chic, le Choc, l’Échec ».
Pour lui, la fenêtre numérique compte autant que l’antenne : « C’est une grande fierté » que la série soit diffusée sur l’antenne mais également sur le site web, de façon gratuite et accessible à tous. La diffusion internationale représente une opportunité d’exposer l’œuvre à des publics bien au-delà des frontières gabonaises.
Ce passage vers le digital s’accompagne d’un temps fort sur le terrain. Le 13 septembre, l’Institut français du Gabon a accueilli une projection spéciale de deux épisodes de la saison 1, suivie de la signature d’un partenariat entre la chaîne de télévision et l’équipe de production. Cette rencontre a permis de remettre la série au cœur d’un échange public.
Les images de la projection, les échanges en bord de salle et la signature officielle tracent les contours d’une collaboration qui entend donner du temps et de l’espace à la série « Le Chic, le Choc, l’Échec » pour s’installer durablement dans le paysage audiovisuel régional.
La reconnaissance critique de la série, lauréate du Prix de la meilleure série africaine lors de la 27e édition du Festival Écrans Noirs au Cameroun, conforte ce mouvement. Elle atteste d’une qualité d’écriture et de mise en scène, mais aussi d’une capacité à travailler des sujets délicats sans céder à la facilité.
Pour Jérémie Tchoua, le réalisateur de cette série, ce parcours raconte quelque chose d’une nouvelle génération de professionnels gabonais : « Nous avons voulu montrer par ce projet que nous sommes une génération qui a beaucoup de talent, éviter le “on va encore faire comment” pour le “on peut faire les choses autrement”. »
La formule résonne avec l’ambition d’une filière qui revendique son ancrage local, tout en assumant ses aspirations internationales. À l’heure où les séries africaines circulent davantage et où le streaming rebat les cartes de la disponibilité, « Le Chic, le Choc, l’Échec » illustre une trajectoire devenue essentielle.
La série se positionne comme une œuvre née localement, reconnue par un festival continental, et désormais visible partout, immédiatement, en ligne. Au-delà de la mise en ligne, la série s’inscrit déjà dans une continuité : la saison 2 est annoncée.
La convention signée le 13 septembre 2025 à l’Institut français du Gabon en fixe le cadre : elle consacre la diffusion internationale de la saison 1 et formalise l’accompagnement de la chaîne sur la suite du projet, notamment par un préachat qui sécurise une partie du financement.
AP/Sf/APA





