C’est un tournant historique pour l’industrie textile ouest-africaine. Le fleuron national Uniwax, après des années sous giron international, s’apprête à retrouver un contrôle ivoirien à la suite d’un accord majeur avec la Compagnie ivoirienne de coton (COIC).
La Compagnie Ivoirienne de Coton (COIC S.A.), présidée par l’homme d’affaires ivoirien Koné Daouda Soukpafolo, a conclu un accord pour acquérir la majorité des actions de la société Univax. Cette reprise marque le début d’une ère nouvelle pour le textile ivoirien.
En intégrant Uniwax à sa plateforme, la COIC mise sur une stratégie de verticalisation. ’objectif est clair : créer une synergie entre la production de coton brut et la fabrication du pagne wax, garantissant ainsi une meilleure résilience industrielle et une création de valeur accrue au niveau local.
Bien que le propriétaire change, la transition se veut fluide. Le groupe Vlisco et la direction actuelle continueront de collaborer pour assurer la continuité opérationnelle. En interne, le personnel a déjà été rassuré : aucun impact négatif sur les activités quotidiennes n’est à prévoir.
Ce rachat intervient alors qu’Uniwax affiche une santé de fer, portée par une restructuration réussie en 2025 avec un chiffre d’affaires en hausse de 13 % au troisième trimestre 2025 et un bénéfice net de 8,1 milliards de FCFA.
Le titre a bondi de 267 % à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) entre janvier et novembre 2025, témoignant de l’euphorie des investisseurs. Cette dynamique s’explique par une expansion sur les marchés du Nigeria et de la Guinée, couplée à une gestion rigoureuse des coûts.
Soumise à l’approbation des autorités compétentes, cette opération est le signal d’un investissement massif dans la modernisation des outils de production. Pour la COIC, il s’agit de pérenniser la marque Uniwax face à la concurrence internationale tout en faisant de la Côte d’Ivoire le moteur incontesté du textile africain.
AP/Sf/APA





