L’ancien Premier ministre, Patrick Achi, a été porté à la tête de l’Assemblée nationale ivoirienne ce samedi 17 janvier 2026. Candidat du RHDP, il succède à Adama Bictogo pour la législature 2026-2030, à l’issue d’un vote largement dominé par le parti au pouvoir.
Le perchoir de l’Assemblée nationale a un nouveau locataire. Patrick Achi a été élu président de l’institution législative avec une écrasante majorité, recueillant 215 voix, soit 84,98 % des suffrages exprimés. Son unique adversaire resté en lice, Lazare Yao Yao du PDCI, a obtenu 36 voix (14,23 %).
Sur un total de 253 votants, 251 suffrages ont été exprimés, avec deux bulletins blancs enregistrés. Le troisième candidat initialement déclaré, l’indépendant Ange Gnonka, s’est désisté avant l’ouverture du scrutin.

Porté par le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), qui dispose d’une solide majorité de 197 sièges depuis les législatives du 27 décembre 2025, Patrick Achi arrive au perchoir fort d’un CV impressionnant.
Mamadou Touré, représentant le candidat Patrick Achi, à dans une allocution de campagne, rappelé que cet homme politique a occupé les fonctions de Premier ministre (2021-2023), de secrétaire général de la présidence et, plus récemment, de conseiller spécial du président Alassane Ouattara.
Dans son premier discours après son élection, le nouveau président a salué son prédécesseur, Adama Bictogo, présent dans l’hémicycle. « Vous laissez une institution modernisée, respectée et renforcée. Nous vous rendons hommage pour l’immense travail accompli », a déclaré Patrick Achi.
Il a assuré que l’Assemblée nationale resterait un levier essentiel du développement de la Côte d’Ivoire, prônant un « dialogue exigeant et constructif avec le gouvernement ». Patrick Achi a rassuré qu’il sera à l’écoute de toutes les obédiences politiques.

Lazare Yao Yao (PDCI) a lors de la campagne marqué la séance en affirmant vouloir faire de l’hémicycle un véritable « contre-pouvoir » plutôt qu’une « caisse de résonance de l’exécutif ». La séance, présidée par le doyen d’âge Mamadou Diawara, a également été le théâtre de débats juridiques.
Me Blessy Chrysostome (président du groupe parlementaire PDCI) a soulevé une exception concernant la participation de députés occupant des postes de directeurs généraux. Une motion rejetée par le doyen d’âge, rappelant que ces derniers disposent de huit jours pour choisir entre leur mandat et leur fonction administrative.
Cette élection marque le début officiel de la nouvelle législature. L’ouverture de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire pour la période 2026-2030 est fixée au lundi 19 janvier 2026, à 10h00 GMT.
AP/Sf/APA







