Les députés du PDCI, du PPA-CI et du FPI, issus de l’opposition ivoirienne, appellent à 10 jours de la présidentielle du 25 octobre 2025, à « l’arrêt immédiat de ce processus électoral mortifère, antidémocratique et conflictuel qui fracture davantage la société ivoirienne ».
Dans une déclaration de députés des groupes parlementaires de l’opposition (PDCI, du PPA-CI et du FPI), relative à la situation politique et sociale de la Côte d’Ivoire, suite à la « répression de la marche du 11 octobre 2025 », ils demandent « la libération immédiate de toutes les personnes arrêtées dans le cadre des manifestations pacifiques » du 11 octobre 2025.
Ils souhaitent, dans la même veine, « l’ouverture d’une enquête indépendante immédiate sur les morts de la répression de la marche du 11 octobre 2025 » et « appellent donc à un sursaut collectif et un courage patriotique pour un ordre républicain véritable ».
Ces députés rappellent qu’« après le refus du gouvernement d’engager un dialogue avec l’opposition pour l’organisation d’une élection inclusive, transparente et apaisée, le Front commun PDCI/PPA-CI a organisé une marche pacifique le 11 octobre 2025 ».
Selon les députés du Front commun PPA-CI/PDCI, l’article 20 de la Constitution ivoirienne dispose : « Les libertés d’association, de réunion et de manifestation pacifique sont garanties par la loi ». Et, en matière des libertés publiques, le principe demeure l’information préalable et non l’autorisation de l’autorité administrative.
Par conséquent, « l’opposition ivoirienne était fondée à organiser la marche du 11 octobre 2025. Malheureusement, cette marche a fait l’objet d’une répression sauvage alors que des marches organisées, dans la même période, par les militants du RHDP, parti au pouvoir, à Gagnoa et à Korhogo n’ont pas été réprimées », font observer les députés du PPA-CI, du FPI et du PDCI.
« A ce jour, nous déplorons près de 700 arrestations de manifestants pacifiques, de nombreux blessés et deux morts : un bébé de 2 ans asphyxié à Abié dans le Département d’Adzopé par les effets du gaz lacrymogène et le jeune Allouan Ernest, manifestant tué par balle à Bonoua », rapporte l’opposition.
Les députés du PPA-CI, parti de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, du FPI et du PDCI « rappellent aux forces de défense et de sécurité qu’elles n’ont pas vocation à servir un régime, une dictature ou un clan mais à protéger la population dans un esprit républicain. »
Ils demandent, par ailleurs, à la communauté internationale de « s’impliquer davantage dans la recherche d’une solution concertée pour l’organisation d’une élection inclusive et démocratique en Côte d’Ivoire afin d’éviter à notre pays un chaos plus grave que les crises précédentes ».
Pour eux, le processus électoral a lieu « dans un climat d’impunité totale », déplorant le fait que « l’ex-maire du Plateau, Noël Akossi Bendjo, vice-président du PDCI, a vu le portail de son domicile défoncé par un véhicule blindé et son domicile envahi par des hommes armés et encagoulés. »
De même, M. Pascal Affi N’Guessan, ancien Premier ministre, député en exercice et président du FPI, a été « séquestré en pleine nuit pendant plus de 4 heures par des éléments de la CRS et du GMI, sans mandat, sans motif, et en totale violation de son immunité parlementaire ».
« La Côte d’Ivoire se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins : soit, elle s’enfonce dans la dictature, soit elle retrouve la voie de la liberté, de la justice et de la démocratie », font observer les députés du PDCI-RDA, du PPA-CI et du FPI dans cette déclaration.
AP/Sf/APA







