L’autonomisation économique des femmes s’impose désormais comme un axe stratégique majeur pour le développement de la Côte d’Ivoire. Lors du Colloque national « Femmes, Leadership et Nation », qui s’est tenu du 1er au 3 août 2026 à la mairie de Yopougon, le Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI) a réaffirmé sa volonté de faire de l’entrepreneuriat féminin un pilier de la croissance inclusive.
Placée sous l’égide du Sénat et initiée par l’ONG Femmes ivoiriennes en politique (FIP), cette le Colloque national « Femmes, Leadership et Nation » a réuni des responsables publics, des acteurs du privé et des organisations de femmes dans le cadre de la Semaine nationale des femmes bâtisseuses.
Animé par Solange Amichia, directrice générale du CEPICI, le panel intitulé « De l’informel à l’impact : autonomisation économique, financement et accès aux marchés » a mis en lumière les réalités du terrain de l’environnement économique.
Alors que plus de 80 % des femmes actives exercent encore dans le secteur informel, les participants ont souligné l’urgence d’agir sur plusieurs leviers prioritaires : la formalisation des activités, l’inclusion financière et numérique, ainsi que l’accès aux marchés régionaux.
Pour répondre à ces enjeux, Solange Amichia a présenté le Guichet investir au féminin (GUIF). Ce nouveau dispositif, développé avec l’aide du Programme d’appui à l’amélioration du climat des affaires (PACA-CI) et mis en œuvre par le Women Investment Club (WIC), propose une plateforme numérique et un accompagnement personnalisé pour lever les freins à la croissance des entreprises féminines.
Le GUIF ciblera en priorité les secteurs clés du Plan national de développement (PND) 2026-2030, tels que l’agro-industrie, le numérique, la logistique et les industries créatives. Pour la phase pilote, le mécanisme prévoit d’accompagner 1 000 femmes entrepreneures, dont 50 entreprises à fort potentiel qui bénéficieront d’un programme d’accélération renforcé.
Au-delà de ce guichet, les intervenants ont plaidé pour la création d’un écosystème global favorisant l’accès aux marchés de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Les conclusions du colloque ont d’ailleurs été consignées dans un Livre blanc destiné aux pouvoirs publics et aux partenaires financiers. Ce document propose des réformes concrètes pour lever les obstacles structurels qui pèsent sur les femmes d’affaires.
« Le GUIF est une réponse ivoirienne aux défis mondiaux de l’inclusion économique. Nous sommes convaincus que l’investissement au féminin constitue l’un des moteurs les plus puissants de la croissance, de l’innovation et de la transformation durable de notre économie », a déclaré Solange Amichia.
En positionnant l’entrepreneuriat féminin au cœur de sa stratégie d’attractivité, le CEPICI, le Guichet unique de l’investissement en Côte d’Ivoire, rappelle qu’investir dans le leadership des femmes est avant tout un impératif de compétitivité pour bâtir une économie ivoirienne plus résiliente.
AP/Sf/APA







