Le Forum investir dans le District autonome d’Abidjan (FID2A) qui se déroule les 12 et 13 août 2025, sur les bords de la lagune Ebrié, vise à renforcer l’attractivité économique du District autonome d’Abidjan et à le positionner comme un hub d’investissement majeur en Afrique de l’Ouest.
Le Premier ministre, ministre des Sports et du cadre de vie, M. Robert Mambé, représentant le vice-président de la République, M. Meyliet Koné, a procédé ce mardi 12 août 2025, à l’ouverture de la 1re édition du Forum investir dans le District autonome d’Abidjan (FID2A 2025).
Robert Mambé a fait savoir que Abidjan, un poids majeur dans les activités économiques du pays, représente « près de 40% du Produit intérieur brut » de la Côte d’Ivoire, première puissance économique de l’UEMOA. Le pays ambitionne de booster son « environnement d’affaires en constante amélioration. »
Au-delà des statistiques, dira-t-il, « Abidjan est une ville de rencontres et d’opportunités, une terre de créativité et une terre de résilience. Elle est l’image d’une Côte d’Ivoire ambitieuse, en marche vers des horizons de développement. »
Pour soutenir efficacement les investissements, le gouvernement a entrepris des réformes au sein de l’administration avec la digitalisation des procédures, la promotion du partenariat public-privé et la mise en place d’un Programme national de développement (PND) incluant tous les secteurs.
Le FID2A vise notamment à répondre à l’insuffisance des infrastructures qui freine la compétitivité du District autonome d’Abidjan, en attirant des investissements pour moderniser les routes, le transport en commun et les zones économiques stratégiques.
Ce forum a pour objectif de stimuler la collaboration entre les investisseurs privés et les autorités publiques, en mettant en place des mécanismes de financements durables et transparents pour les projets d’infrastructures et de services urbains.
Avec plus de 70% du trafic routier national, le District d’Abidjan joue un rôle central dans la logistique régionale. Cependant, malgré ces atouts, la capitale économique ivoirienne fait face à des défis structurels qui freinent son développement.
Le ministre-gouverneur du District autonome d’Abidjan, Ibrahima Cissé Bacongo, a évoqué comme défis pour Abidjan, une grande métropole qui « n’absorbe pas suffisamment la croissance démographique et qui ne favorise pas trop le développement des communes. »
« Abidjan, ce sont des défis urgents avec les embouteillages, la pression urbaine, la pollution et le chômage, un autre challenge. C’est aussi 40% du PIB et qui attire par ailleurs une multitude d’activités économiques, sociales et culturelles. », a-t-il ajouté.
Pour assurer la transformation structurelle du District d’Abidjan, « il nous faut des partenaires solides pour tenir les promesses d’un développement durable que nous voulons mettre en œuvre pour le bien-être de nos populations », a-t-il poursuivi.
« Pendant deux jours, ce forum sera un carrefour d’idées, d’initiatives et d’opportunités. Nous parlerons santé, éducation, transport, immobilier, tourisme, mais surtout, nous allons bâtir des partenariats, car ce que nous voulons, ce ne sont pas seulement des investissements, mais des engagements durables », a-t-il déclaré.
« Je lance ici un appel solennel à tous les potentiels partenaires publics et privés, je les invite à nous rejoindre dans la dynamique nouvelle. Je m’adresse aussi et surtout aux populations du District d’Abidjan, votre implication (est gage) de succès de ce forum », a-t-il indiqué.
Diversifiée et résiliente, l’économie ivoirienne a pu relever le défi après la crise postélectorale de 2010-2011 et le Covid-19. Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire figure dans le top 5 des économies les plus puissantes de l’Afrique subsaharienne.
AP/Sf/APA





