Le Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le parti au pouvoir en Côte d’Ivoire, défend sa politique et ses 15 ans de gouvernance, à sept mois de l’élection présidentielle d’octobre 2025.
Le porte-parole principal du RHDP, M. Kobenan Kouassi Adjoumani, a déclaré ce mercredi 2 avril 2025, que la Côte d’Ivoire est « stable et épanouie avec le RHDP », qui « avance à pas de géant, comme un éléphant, sur une belle et merveilleuse trajectoire de développement grâce à un homme de vision : le président Alassane Ouattara »
Selon lui, grâce à une gestion rigoureuse et à des réformes profondes, le pays est redevenu aujourd’hui « sûr et fréquentable » pour tous. En outre, « la paix règne, en dépit d’un contexte sous régional marqué par de nombreuses et nouvelles formes de menaces sécuritaires ».
Kobenan Kouassi Adjoumani a ajouté que « la cohésion sociale est une réalité, la stabilité politique est assurée et le pays inspire à nouveau confiance ». Sur le plan économique, il a mis en avant la « croissance continue » enregistrée par la Côte d’Ivoire, même en période de Covid-19.
Cette croissance, a-t-il justifié, se matérialise par des « projets structurants, des infrastructures économiques modernes et majeures pour insuffler un dynamisme nouveau à toute l’économie nationale, la réhabilitation et la construction de nouvelles routes, autoroutes, ponts et échangeurs ultra-modernes, ainsi que des infrastructures énergétiques. »
Des investissements « massifs » ont également été enregistrés dans les domaines de l’agriculture, de l’industrie, du tourisme et des services afin de créer des opportunités d’emplois pour les jeunes, a soutenu le porte-parole du RHDP.
Outre les performances économiques, Kobenan Adjoumani a cité l’amélioration des conditions de vie des populations, précisant que le secteur de la santé a bénéficié d’importants investissements avec la réhabilitation des hôpitaux régionaux, la construction de nouveaux CHU, et la mise en place d’une assurance maladie universelle.
« La vision du Chef de l’État est de permettre aux Ivoiriens de disposer d’un centre de santé de premier contact à 5 Km de chaque village. Tous les hôpitaux régionaux ont été réhabilités et ont vu leurs plateaux techniques relevés afin d’offrir une meilleure qualité de soins aux patients. », a-t-il poursuivi.
Dans le domaine de l’éducation, il a fait savoir que de nombreux établissements ont été construits pour réduire les effectifs « pléthoriques » dans certaines régions, avec pour ambition de garantir un accès équitable à une formation de qualité.
De même, le président de la République, Alassane Ouattara, a « beaucoup fait pour permettre aux fonctionnaires et agents de l’Etat de bénéficier des fruits de la croissance et de la prospérité retrouvée », a-t-il poursuivi.
Ils ont vu notamment leurs conditions s’améliorer avec le « déblocage des avancements, l’augmentation des salaires, la généralisation des primes et l’instauration d’un 13ᵉ mois pour tous (dénommé prime ADO », a-t-il rappelé.
En dépit de ces acquis, la Côte d’Ivoire continue « d’investir pour renforcer la sécurité des Ivoiriens », et le chef de l’État « ne ménage aucun effort pour offrir des opportunités nouvelles à tous, favoriser l’épanouissement de chacun et assurer le rayonnement diplomatique et international du pays », a-t-il dit.
Répondant à des questions sur les troubles constatés au tribunal d’Abidjan ce jour, M. Adjoumani a indiqué que « le RHDP n’a pas sa place dans cette affaire de justice », soutenant que c’est un « problème à régler entre militants du PDCI-RDA et non une affaire où il faut accuser les autres ».
Concernant les élections présidentielles, il a demandé aux partis politiques de « garantir une élection inclusive pour tous. Et si certains partis se concentrent sur des individualités qui empêchent la désignation de candidats, ce sont eux qui entravent l’inclusivité. »
Pour lui, tous les partis doivent pouvoir présenter des candidats soumis aux mêmes critères, rappelant que « ce n’est pas au RHDP de décider qui doit être candidat, cela relève des institutions compétentes. »
A propos de la liste électorale, Kobenan Kouassi Adjoumani a estimé qu’il est trop « facile de crier à la fraude sans utiliser les mécanismes mis en place pour y remédier », préconisant de saisir la Commission électorale indépendante (CEI) si des « irrégularités » sont constatées.
AP/Sf/APA