Le National democratic institute (NDI) a officiellement lancé, ce jeudi 10 septembre 2026 à Abidjan, son tout nouveau programme intitulé « Renforcer les partis politiques et promouvoir la participation politique des femmes en toute sécurité ».
Soutenue par le Congrès américain via le National endowment for democracy (NED), cette initiative nationale d’une durée d’un an, débutée en juin 2026, est déployée en partenariat avec l’Association des femmes juristes de Côte d’Ivoire (AFJCI) et les formations politiques locales.
Le programme s’articule autour de cinq axes majeurs combinant l’appui technique aux partis, le soutien aux réformes institutionnelles internes, la promotion du débat public et la lutte contre les violences faites aux femmes en politique.
Le premier volet du projet vise à consolider la démocratie interne des formations politiques. Selon François Traoré, directeur résident du NDI en Côte d’Ivoire, il est devenu indispensable d’insuffler plus de transparence, de favoriser le renouvellement des cadres et de stimuler des débats d’idées constructifs.
L’ambition affichée est de moderniser la gouvernance des partis pour s’adapter à un monde en constante mutation, en veillant à ce que chaque militant se sente écouté, respecté et valorisé au sein de sa structure.
Le second volet s’attaque aux discriminations ainsi qu’aux violences physiques et psychologiques qui freinent l’engagement des femmes. Le NDI entend briser ces barrières pour permettre aux femmes de siéger aux tables de négociation, d’accéder à la tête des partis, ainsi qu’au sein des parlements et des conseils locaux.
Pour ce faire, le programme déploiera des mécanismes de protection, des sessions de formation pour outiller les futurs leaders et des actions de sensibilisation auprès des états-majors politiques afin d’intégrer durablement les femmes à des postes stratégiques de décision, loin de tout rôle de figuration.
Présente à la cérémonie de lancement, Carine Zunon, conseillère technique du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, a salué la qualité de cet accompagnement technique. Elle a rappelé que la Côte d’Ivoire dispose déjà d’un cadre légal pour la représentation des femmes dans les assemblées élues, mais que celui-ci doit désormais se traduire par des résultats concrets sur le terrain lors des prochaines échéances électorales.
Mme Zunon a toutefois insisté sur le fait qu’un tel appui ne peut être durable sans une détermination réelle des bénéficiaires, invitant fermement les leaders politiques à s’approprier le programme.
Elle a conclu en réaffirmant l’engagement du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité à prendre toute sa part dans la lutte contre les violences faites aux femmes en politique, souhaitant que cette initiative devienne un véritable espace de dialogue, de confiance et d’apprentissage mutuel pour le destin de la nation.
AP/APA





