La Cour d’appel de Bamako rendra le 16 novembre sa décision dans le dossier du directeur de publication de *L’Alternance*, détenu depuis le 5 février. Condamné à deux ans de prison ferme en mars, Youssouf Sissoko conteste le jugement tandis que le parquet en demande la confirmation.
Le procès en appel s’est tenu lundi 26 octobre, après un premier renvoi intervenu au début du mois.
Youssouf Sissoko avait été arrêté à son domicile le 5 février 2026 puis placé sous mandat de dépôt.
Les poursuites font suite à la publication, le 2 février dans L’Alternance, d’un article consacré à l’attaque contre l’aéroport de Niamey survenue fin janvier et aux déclarations faites ensuite par le président nigérien Abdourahamane Tiani.
Le texte, rédigé par un analyste et repris par le journal, commentait notamment les accusations formulées par le dirigeant nigérien contre la France, le Bénin et la Côte d’Ivoire après cette attaque. Youssouf Sissoko a été poursuivi en sa qualité de directeur de publication.
Il a comparu le 9 mars devant le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. Le ministère public avait alors requis cinq ans d’emprisonnement ferme.
Le 23 mars, le tribunal l’a condamné à deux ans de prison ferme et au paiement d’un million FCFA de dommages et intérêts.
Les infractions retenues portent sur la diffusion de fausses informations, l’atteinte au crédit de l’État et l’offense à un chef d’État étranger.
Ses avocats ont interjeté appel.
Lors de l’audience du 26 octobre, la défense a demandé sa relaxe. À défaut, elle a sollicité une peine correspondant à la durée de détention déjà effectuée.
Le parquet a requis la confirmation du jugement rendu en première instance.
La Cour d’appel de Bamako a mis l’affaire en délibéré au 16 novembre. Youssouf Sissoko reste détenu dans l’attente de cette décision.
MD/te/APA





