Le gouvernement gabonais a vivement réagi aux accusations de torture formulées par l’ancienne Première dame, Sylvia Bongo Ondimba, lors d’un entretien diffusé sur France 24. Les autorités ont qualifié ces déclarations de « contre-vérités » et de « récits déformés ».
Lors d’une conférence de presse tenue dimanche 8 mars, le ministre gabonais de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, a condamné la diffusion d’accusations de torture, relayées par France 24, selon l’Agence gabonaise de presse.
« Le gouvernement condamne avec fermeté la diffusion de ces contre-vérités et de récits déformés, amplifiés par certains médias occidentaux qui, sans vérification suffisante, servent de relais à des campagnes de désinformation portant atteinte à l’image du Gabon et à la crédibilité de ses institutions », a déclaré le ministre.
Les autorités gabonaises rejettent également les accusations de violences et de tortures évoquées par l’ancienne Première dame, les qualifiant d’« allégations diffamatoires ». D’après Germain Biahodjow, Sylvia Bongo Ondimba, son fils Nourredin Bongo Valentin ainsi que leurs coaccusés ont bénéficié, durant leur détention, d’un traitement conforme aux règles de droit et au respect de la dignité humaine.
Le ministre a par ailleurs indiqué que le gouvernement se réserve le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour préserver l’ordre social et la stabilité des institutions, y compris la suspension de la diffusion de certains médias sur le territoire national.
Évoquant la transition politique en cours, Germain Biahodjow a rappelé que le président Brice Clotaire Oligui Nguema avait posé « un geste d’apaisement » en permettant à l’ancien chef de l’État, Ali Bongo Ondimba, de recouvrer sa liberté.
Dans l’entretien accordé à France 24 depuis Londres, au Royaume-Uni, Sylvia Bongo Ondimba affirme avoir subi des sévices pendant ses vingt mois de détention, tout comme son fils. Elle conteste également les accusations de détournement de fonds qui ont conduit à sa condamnation à vingt ans de prison par la justice gabonaise.
Arrêtés après le coup d’État de 2023 qui a renversé le président Ali Bongo Ondimba, Sylvia Bongo Ondimba et son fils Nourredin Bongo Valentin ont été poursuivis pour plusieurs chefs d’accusation, dont détournement de fonds publics. Condamnée en novembre dernier à vingt ans de prison par contumace, l’ancienne Première dame vit désormais en exil au Royaume-Uni.
DM/te/Sf/APA







