La journaliste et créatrice de contenu éthiopienne Salsawit Baynesagn, arrêtée le 8 juin dernier, a été libérée après environ deux semaines de détention, a confirmé sa famille.
Sa sœur, Haymanot Bayneshan, a indiqué mardi que la journaliste avait été remise en liberté sous caution après avoir été détenue dans les locaux de la troisième division de police de la capitale éthiopienne.
Salsawit Baynesagn avait été interpellée à son domicile par des policiers en uniforme. Elle n’a toutefois jamais comparu devant un tribunal avant sa libération.
Si la police n’a fourni aucune explication officielle sur les raisons de son arrestation, plusieurs sources sur les réseaux sociaux affirment qu’elle aurait été visée en raison de publications en ligne relatives au massacre présumé de chrétiens orthodoxes dans la zone d’Arsi, dans la région d’Oromia.
Vendredi dernier, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) avait dénoncé son incarcération et réclamé sa libération immédiate.
Ancienne collaboratrice des médias publics Walta Information et Fana Broadcasting Corporate, Salsawit Baynesagn exerce désormais de manière indépendante. Elle s’est forgé une importante audience sur les réseaux sociaux grâce à ses contenus portant sur les droits humains, l’histoire, la culture et la justice.
Dans un communiqué publié le 19 juin, l’organisation de défense de la liberté de la presse basée à New York avait exhorté les autorités éthiopiennes à la présenter rapidement devant un juge ou à rendre publiques les charges retenues contre elle. Le CPJ avait également estimé que sa détention prolongée, sans contrôle judiciaire, constituait une violation manifeste des garanties procédurales et avait appelé les autorités à veiller à ce qu’elle ne subisse aucune représaille en raison de ses prises de position en ligne.
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