De la disparition de l’impératrice Zewditu I en 1930 à l’attaque de Garissa en 2015, le 2 avril concentre une série d’événements marquants de l’histoire africaine et de ses diasporas, entre luttes politiques, guerres et héritage intellectuel.
Le 2 avril occupe une place singulière dans l’histoire du continent africain, mêlant transitions de pouvoir, résistances à la colonisation, conflits internationaux et drames contemporains.
En 1930, l’Éthiopie perd son impératrice Zewditu I, décédée à Addis-Abeba dans des circonstances restées débattues. Sa disparition intervient dans un contexte de rivalités internes, deux jours après la mort de son époux face aux forces du régent Ras Tafari Makonnen, futur Haïlé Sélassié Ier, ouvrant la voie à une nouvelle ère impériale.
Dans le Sahara colonial, le 2 avril 1925 est marqué par un affrontement meurtrier en actuelle Mauritanie, où une colonne méhariste française est attaquée dans l’Adrar par des combattants locaux. Cet épisode illustre la persistance des résistances sahariennes, en écho à la Guerre du Rif qui mobilise alors les puissances coloniales au nord du continent.
Sur le théâtre de la Seconde Guerre mondiale, le 2 avril 1941 voit les forces allemandes du général Erwin Rommel progresser en Cyrénaïque et s’emparer d’Agedabia, dans une offensive qui fera de l’Afrique du Nord un enjeu stratégique majeur du conflit mondial.
Plus récemment, le 2 avril 2015, le Kenya est frappé par l’une des attaques les plus meurtrières de son histoire lorsque des assaillants du groupe Al-Shabaab prennent pour cible l’université de Garissa, faisant 148 morts, majoritairement des étudiants, dans une opération revendiquée comme représailles à l’engagement militaire kényan en Somalie.
Cette date est également associée à des figures marquantes. Le 2 avril 1994 voit la naissance du basketteur camerounais Pascal Siakam, champion NBA en 2019, symbole de l’ascension du sport africain sur la scène internationale.
À l’inverse, le 2 avril rappelle la disparition de personnalités majeures, dont Winnie Madikizela-Mandela en 2018, figure centrale et controversée de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, ainsi que l’écrivaine Maryse Condé en 2024, dont l’œuvre, notamment Ségou, a profondément exploré les liens entre l’Afrique et ses diasporas.
Sf/APA







